Le Changement n’est pas une mode, ni un slogan. Le Changement est dans la nature humaine, le changement c’est la vie. Le Changement c’est anticiper, appréhender le futur. Le Changement c’est agir, sinon le futur nous échappe.

La nature du changement porté par le <<PAC 21>> est :

Pacifique : le Changement proposé doit être pacifique. C’est dans la paix et la sécurité que le Changement doit s’opérer, un Changement qui initie d’abord le débat, le dialogue, la concertation avant la prise de décision. Ce n’est pas une mince affaire d’instaurer un climat pacifique mais il le faut pour la réussite du Changement.

Profond : le projet de transformation économique et social inscrit dans les engagements du <<PAC 21>>est global. Un Changement partiel, limité n’a aucune portée. Le changement doit être profond par nécessité de cohérence et d’efficacité.

Progressif : Un Changement brutal, précipité n’amène que désordre, chaos, anarchie, avec tous les risques possibles et inimaginables. Le changement contenu dans le <<PAC 21>>sera progressif, s’étalant sur une période de 20 ans (2019-2039), avec comme objectif principal dans les 5 premières années (2019-2024) : Le rétablissement de la confiance des citoyens, de la population, envers l’Etat, les Institutions, les élus, l’administration, l’entreprise…

Sans la Confiance, rien ne peut être construit. Avec la Confiance, tout est possible.

 

Le <<PAC 21>> est convaincu qu’il faut changer le présent pour rendre l’avenir meilleur. Cap vers le changement : un nouveau projet, un nouveau programme, de nouveaux acteurs, pour un nouveau siècle, tel est l’Engagement du <<PAC 21>>

 

 LES ENGAGEMENTS DU <<PAC 21>>

 

Le <<PAC 21>>, dans cette Déclaration préliminaire propose au Débat un ensemble d’Engagements concrets dont le commencement est le rétablissement de la confiance « Doula-Citoyens » et l’aboutissement : une Algérie Politiquement Démocratique, une Algérie Economiquement Emergente, une Algérie Socio Culturellement ancrée dans le 21éme siècle.

ENGAGEMENT 1 : UN ETAT DE DROIT DANS LE CADRE D’UNE REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE (OU LE PASSAGE À LA DEUXIEME REPUBLIQUE)

L’Etat de Droit est le fondement juridique de tout Etat respectable, respecté. La confiance « Doula-citoyen », sans laquelle rien ne peut être construit, qui est l’objectif premier du <<PAC 21>> ne peut être gagnée que si l’Etat de Droit est une réalité, en l’occurrence l’application de la loi, la même pour tous (riche-pauvre, fort-faible).Ce n’est pas une mince affaire d’établir un Etat de Droit, les exemples des dérives et les passe-droits ne manquent pas tout au long de la jeune histoire de l’Algérie indépendante. Au quotidien, le citoyen averti et même non averti, constate à son propre niveau, dans son propre entourage, les manquements à l’Etat de Droit.

Pour atteindre cet objectif, le <<PAC 21>>s’engage à ce que «  l’exemplarité devant la loi vient d’en haut » Cette exemplarité au sommet de l’Etat et des institutions, ruissellera sur l’ensemble de la société. La population ne se trompera pas. Elle constatera d’elle-même et par elle-même si cet Engagement est véridique ou non.

Dans cette même  optique, le <<PAC 21>> s’engage à ce que le train de vie de l’Etat diminue d’au moins 20%, ainsi que le salaire des ministres, des députés,  des sénateurs… Cet Engagement traduira la volonté des plus hauts responsables du pays, des élus à partager l’effort de solidarité demandé à tous. Cet Engagement sera facilement vérifiable.

Cet Etat de Droit ne peut se matérialiser que dans le cadre d’une république démocratique, en l’occurrence une république qui garantit les libertés individuelles et collectives, la séparation des pouvoirs (exécutif, législatif, judicaire) et l’alternance au pouvoir. La Constitution actuelle a tout apparemment d’une constitution démocratique. Cependant l’application effective est renvoyée « Aux dispositions futures de la loi », à la réglementation en vigueur. En fait, l’application de la loi est soumise à l’autorisation préalable de l’administration. Ainsi la Constitution, de façade démocratique, n’impose aucune barrière, aucune contrepartie aux pouvoirs de l’Exécutif. Tous les édifices institutionnels depuis 1962 se concentrent autour du chef de l’Etat qui accapare tous les pouvoirs et use sa   domination sur tous les autres pouvoirs et institutions (assemblée, gouvernement, justice…).

C’est là que se trouve la principale contradiction de la constitution algérienne. C’est au cœur de la constitution algérienne que se trouve la faille démocratique dont le résultat au bout du compte fait que le citoyen algérien est empêché d‘exercer pleinement ses droits, ses libertés. A quoi servent des droits des libertés garanties par la Constitution s’ils ne peuvent être exercés ? Sans justice indépendante, les droits sont-il possibles ? Il faut donc changer de logiciel, en l’occurrence élaborer un nouvel édifice constitutionnel.

Mais la démocratie est-elle possible en Algérie ? Certains par résignation, par pessimisme pensent que la Démocratie ne se fera pas avant longtemps, voir même jamais ; d’autres par idéologie rigoriste affirment que la Démocratie est incompatible avec nos valeurs. Leurs arguments, bien que différents de nature, ont un réel écho auprès de la population. Le <<PAC 21>>ne nie pas cette réalité.

Et pourtant, l’exigence démocratique est inscrite depuis l’émergence du mouvement national au début du siècle dernier jusqu’à l’indépendance. Mais aux lendemains de l’indépendance, le pouvoir mis en place occulte l’exigence démocratique sous prétexte d’édifier l’Etat national et met en place un régime populiste, autoritaire, dont l’actuel pouvoir est issu.

Et pourtant malgré 56 ans de règne d’un système politique qui a peu évolué dans ses fondements, le <<PAC 21>>est convaincu qu’un fort gisement démocratique existe dans la société, diffus certes, mais réel dans tous ses segments. La société évolue, la société bouge :

Les professionnels tous secteurs confondus se mobilisent, réclament leurs droits, leurs libertés ;

Les groupes de populations qui se sentent marginalisés expriment leurs colères souvent réprimées violemment ;

Des femmes luttent contre les violences qu’elles subissent ;

Une jeunesse entrepreneuriale dynamique émerge, ayant parfaitement intégré les nouvelles technologies et s’investit dans les économies nouvelles (numérique, énergie renouvelable) malgré les difficultés ;

Un secteur privé productif autonome émerge malgré l’hostilité d’une administration bureaucratique et un manque de visibilité ;

Les compétences scientifiques, techniques, artistiques et culturelles résistent malgré une médiocrité ambiante dévorante.

Des syndicats,  des formes de lutte autonome émergent ;

Une diaspora qui désire apporter sa part au développement du pays ;

Un mouvement associatif arrêté en plein essor par la nouvelle loi de 2011, existe dans tous les secteurs (le  « PAC21 » s’engage à annuler la nouvelle loi sur les Associations) ; des cercles de réflexion autonome, des thinkthank se constituent ; une presse écrite et électronique très consultée bien que soumise à de fortes pressions; les réseaux sociaux de plus en plus utilisés, notamment par les jeunes.

En fin de compte, derrière un immobilisme politique désolant, la société est traversée par un profond mouvement de transformation économique et sociale potentiellement porteur d’un projet démocratique. Malgré les contraintes, les difficultés, les hostilités, la société civile autonome par essence démocratique, constitue le socle sur lequel la construction démocratique s’appuie. Démocratie et société civile organisée, forte, vont de pair ensemble. L’un ne va pas sans l’autre. Face aux partis politiques du pouvoir, leurs satellites et leurs alliés, face à des partis politiques d’opposition incapables d’adopter une stratégie unitaire, la société civile autonome, cette majorité  silencieuse pacifique, représente la force démocratique capable de réaliser un véritable Changement

Le <<PAC 21>>persuadé que la Démocratie est possible a pour motivation de connecter toutes les énergies disponibles et diverses de la société, en s’engageant dans l’élaboration d’une nouvelle constitution, une constitution qui garantit l’exercice effectif des libertés fondamentales individuelles et collectives dans la loi et non dépendantes de l’administration.

L’Algérie n’a pas besoin d’un Zaim, d’un Khalife, d’un Emir, d’un Roi, d’un Sultan, d’un sauveur de la nation, d’un homme providentiel.

L’Algérie a besoin d’unRais El Djomhoriaqui trace un cap, qui défend les intérêts de l’Algérie à l’extérieur ;qui écoute, qui dialogue, qui rassemble, qui protège ;qui encourage et stimule la jeunesse à se former, à entreprendre, à innover, à créer ; qui encourage les femmes à participer plus activement à la vie du pays ;qui encourage et stimule les entrepreneurs à produire des richesses, à créer des emplois, à exporter ;qui encourage la Diaspora à s’investir et à investir dans le pays ; qui encourage et stimule le savoir, la connaissance, la recherche ; qui encourage les compétences, le mérite ;qui encourage et stimule la production culturelle et artistique ; qui prône une culture de paix, de tolérance et lutte contre toutes les formes de violence, de charlatanisme.

L’Algérie a besoin d’un « Rais El Djomhoria » véritable capitaine d’équipe, qui dans la Solidarité, entraîne toute l’équipe de l’Algérie vers l’Avant.

Aussi fort de ses convictions et de sa vision pour une Algérie du 21eme siècle, le <<PAC 21>>s’engage à proposer une nouvelle constitution soumise au référendum populaire après un très large débat national contradictoire. Une adhésion massive au referendum signifiera le passage à la 2eme République

 

Enfin la République prônée  par le <<PAC 21>>a une dimension sociale. Les projets stratégiques sur les conditions de vie du citoyen et les efforts de solidarité en direction des catégories vulnérables restent une préoccupation de l’Etat.

Par le docteur BACHIR MERAD BOUDIA  [email protected]