Sous la double pression, interne et externe, le gouvernement se dirige vers la suppression définitive des fameuses listes de produits interdits à l’importation. Le marché algérien sera de nouveau alimenté par toutes sortes de produits. Mais à quel prix ?

« Nous avions une vision dès le début, il faut savoir que les interdictions avaient été décidées dans une conjoncture difficile, c’était des mesures d’urgence et exceptionnelles », a justifié, ainsi, le ministre du Commerce, Saïd Djellab à partir de Bouira où il était en déplacement mardi. Désormais, donc, « il n’y aura pas de produits interdits puisque tous les produits interdits à l’importation auparavant nous allons les verser dans le droit additionnel, c’est-à-dire ils seront découragés par des taxes allant de 30 à 200 % avec l’objectif de protéger et d’encourager la production nationale », a également précisé le ministre.

« Nous avons ainsi proposé le droit additionnel qui est considéré comme le seul instrument prédominant. Nous allons travailler pour décourager l’importation des produits finis existants en Algérie et pour encourager la production nationale », a ajouté le membre du gouvernement. Djellab n’a, par contre, pas précisé si les voitures seront concernées par ces mesures.

Depuis deux ans, et pour limiter les importations de certains produits « fabriqués localement », le gouvernement a instauré un système de « licences » d’importation. Des listes de produits interdits à l’importation ont été souvent rendues publiques. Une démarche qui a suscité des critiques de la part de certains professionnels, notamment des industriels qui dénoncent l’absence d’intrants nécessaires à certaines industries.

Des partenaires commerciaux, notamment l’Union européenne, ont également dénoncé ces mesures.