Le Procureur de la République près le Tribunal d’Akbou, à Béjaïa, a requis six mois de prison avec sursis contre 26 fidèles de l’Ahmadisme notamment pour « offense » à l’islam. Les avocats de la défense dénoncent un « acharnement » en Algérie contre ce courant messianique minoritaire de l’islam. Le prononcé de verdict est reporté au 12 juin prochain.

La Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme (LADDH) a plaidé pour « l’acquittement et l’abandon de toutes les poursuites et le respect de la liberté de culte garanti par la constitution et le pacte international relatif aux droits civils et politiques ratifié par l’Algérie », note Saïd Salhi, un représentant de cette organisation. Un membre du collectif des avocats, Me Ikken, a lui aussi plaidé la relaxe pour l’ensemble des prévenus tout en dénonçant “un acharnement policier et judiciaire contre les fidèles de la confrérie ahmadie en Algérie”  et a vu dans ce procès “une atteinte à la liberté de culte garantie par la Constitution”.

Selon Saïd Salhi, le procès s’est déroulé « dans de bonnes conditions ». Des Ahmadis sont régulièrement poursuivis en justice par les autorités qui estiment qu’ils ne respectent pas les percepts de l’Islam.