Le tribunal de Béjaia vient de rendre un verdict particulièrement lourd contre le jeune blogueur Merzoug Touati. 

Nous : Riposte Internationale,  prenons acte de cette condamnation à 10 ans de prison ferme du blogueur et journaliste citoyen  Merzoug Touati . Notre organisation comme au demeurant de nombreuses autres ONG comme Amnesty International n’ont pas cessé d’interpeller les autorités  et l’opinion Algériennes et internationale sur ce déni de justice  qu’elles n’ont pas hésité à qualifier de délit d’opinion.

Cette lourde condamnation qui survient  après plus d’un an de détention , marquée par  plusieurs grèves de la faim menées par Merzoug Touati. A la lumière des dépassements dont est entachée la procédure,  le procès ne laissait aucun doute sur son issue, surtout quand on prend connaissance de la qualification des faits reprochés à Merzoug Touati.

Les doutes et les réserves émises par ses avocats  pendant l’instruction et le déroulement du procès portant à la fois sur le fond et la forme, démontrant le caractère infondé et non étayés des accusations.

Pourtant, la lecture et le visionnage du contenu du blog et de la page Facebook de Merzoug Touati ( supprimés depuis )qui sont présentées comme “preuves “sont à l’opposé des faits qui lui sont reprochés; ceux-ci ne comportent aucune incitation à la violence ni appel à la haine ; mais cadraient bel et bien avec ses engagements exprimés en tant que journaliste citoyen  en droit d’user de la liberté d’expression.

Ces engagements qui avaient pour souci le quotidien de ses concitoyens à travers des positions sur ses appréciations  concernant la gestion des autorités locales dont il n’a cessé de dénoncer les pratiques de corruption et d’absence de bonne gouvernance. Il est surtout le signe de cette haute conscience qu’il a de l’Algérie et de ce puissant souci de participer à la construction d’un pays débarrassé de la corruption.
Riposte Internationale dénonce énergiquement  ce coup de force porté  à la liberté d’expression et à l’engagement citoyen, cet verdict qui pour nous relève du délit d’opinion contraste gravement avec les engagements pris par les l’Algérie tant sur le plan interne que sur le plan international  à travers les traités internationaux qu’elle a ratifié. Pire, elle va à contre-courant de tous les discours que tiennent les officiels que cela soit sur la liberté d’expression, les droits de l’homme ou alors le vivre-ensemble, dont Alger vient d’être baptisée «capitale du vivre ensemble »..
Aussi, nous appelons à l’annulation de ce jugement et la remise en liberté du jeune Touati Merzoug .

Paris Le 25 MAI 2018

Pour RIPOSTE INTERNATIONALE, ALI AIT DJOUDI