Après un net recul en 2017, la facture d’importation des « pièces de rechange » destinées au montage automobile est partie à la hausse. Selon les derniers chiffres fournis par les douanes, la facture d’importation des voitures démontées destinées au montage a atteint pas moins de 848 millions de dollars durant les 4 premiers mois de l’année en cours. Cela confirme en effet que malgré les annonces du gouvernement, la facture de l’importation des voitures reste élevée.

Un petit calcul arithmétique nous donne  des prévisions pessimistes pour l’année en cours. Si on multiplie donc la somme de 848 millions de dollars par trois, on parviendra donc à plus de 2,6 milliards de dollars d’importation d’ici la fin de l’année. Une augmentation très sensible par rapport à la facture de l’année dernière. En 2017, l’Algérie a importé un peu plus de 2,1 milliards de dollars de véhicules ou équipements annexes.

Ces augmentations constantes sont en fait liées à la multiplication des usines de montage de véhicules et à l’augmentation constante du nombre de voitures assemblées, la demande étant toujours très forte.

Dès l’entrée en production de l’usine Peugeot et l’arrivée de nouveaux constructeurs, la facture d’importation des véhicules désossés sera encore plus salés et pourra atteindre le niveau de 5,5 milliards de dollars enregistré en 2012. Mais à l’époque, plus de 450 000 véhicules avaient été importés contre à peine 150 000 actuellement. Ce qui donne un coût moyen de revient d’un véhicule à 22000 dollars actuellement contre 14000 dollars à l’époque, selon l’ancien ministre de l’industrie, Amara Benyounès.