En achetant une raffinerie en Italie, et en construisant des raffineries en Algérie, le groupe algérien Sonatrach compte épargner à l’Algérie des « importations » de carburants qui coûtent à l’Etat près de 2 milliards de dollars par an. L’assurance est celle du PDG de la compagnie nationale, Abdelmoumène Ould-Keddour, qui a animé mercredi une conférence de presse à Alger.

Les capacités de production de cette usine s’ajouteront à celles de la raffinerie de Hassi-Messaoud, qui sera réalisée d’ici la fin de l’année en cours, a indiqué le responsable de la compagnie. « Il y a une quinzaine d’entreprises qui souhaitent réaliser la raffinerie de Hassi Messaoud, et j’espère que le choix sera fait d’ici la fin de l’année 2018 ou début 2019 », a-t-il indiqué.

Ainsi, les capacités de production des carburants seront augmentées à la faveur de l’extension et du réaménagement de la raffinerie de Baraki (Alger) qui devrait entrer en service en octobre 2018 et de la réalisation de deux nouvelles raffineries à Hassi Messaoud (Ouargla) et à Tiaret  lesquelles entreront en service en 2021. La capacité nationale de raffinage atteindra donc 40 millions de tonnes/an. Ce qui permettra de répondre à une demande nationale toujours importante. Cette hausse est liée à l’augmentation du parc automobile national.

Par contre, la compagnie nationale a exporté moins de pétrole lors des trois premiers mois de l’année en cours que lors de la même période de l’année passée. Ainsi, Sonatrach a enregistré une baisse de 3% du volume (quantité) des exportations de pétrole au 1er trimestre 2018 par rapport au même trimestre 2017, a indiqué mercredi à Alger le Directeur exécutif stratégie, planification et économie auprès de Sonatrach, Farid Ghezali. Ce volume est passé de 28 millions de tonnes équivalent pétrole (mtep) au 1er trimestre 2017 à 27,2 mtep au 1er trimestre 2018, a précisé enfin M. Ghezali.