Imaginez un grand camps scolaire suisse en Algérie qui utilise les équipements les plus modernes et emploie les professeurs les plus méritants pour délivrer l’enseignement le plus qualifié au profit des enfants algériens. Non, ce n’est pas une utopie, depuis 2011, un opérateur suisse a demandé, en vain, les autorisations et les facilités nécessaires pour installer un très grand campus scolaire dans notre pays. 

Algérie Part a obtenu, en effet, en exclusivité la demande déposée par Educasuisse qui dirigeait le Collège des Pléiades à Châtelaine, un quartier de la commune de Vernier située dans le canton de Genève en Suisse. Cet opérateur suisse s’est adressé aux ministères des Affaires étrangères et au ministère de l’Education Nationale pour leur demander de l’aider à acquérir une assiette foncière dans les wilayas de Boumerdès, Tipaza ou Blida dans le but de mettre en place un immense campus scolaire composé de 7 blocs pour les salles des cours, des logements pour les enseignants, un internat résidentiel pour le élèves scolarisés, des équipements sportifs, des espaces verts, bref tout ce qu’il faut pour bâtir un campus digne des grands pays développés.

Educasuisse ambitionnait de transférer vers l’Algérie le véritable savoir-faire pédagogique suisse. L’objectif était d’investir en Algérie pour diffuser l’ingénierie éducative suisse, l’une des meilleures dans le monde. Il faut savoir que la Suisse dispose du troisième meilleur système éducatif au monde, selon le Forum Economique Mondial (WEF). Elle reste 3e dans l’indice annuel de l’organisation sur le capital humain, derrière la Finlande et la Norvège. Les écoles suisses attirent les étranges qui se déplacent des quatre coins de la terre pour profiter de leurs performances et encadrements de qualité.

Mais en Algérie, lorsqu’une école suisse tape à nos portes, elle est refoulée ! En effet, jusqu’à aujourd’hui, aucune instance officielle ou gouvernementale algérienne n’a répondu à cet opérateur suisse qui veut se déployer dans notre pays. Aucun haut responsable n’a pris la peine de prendre en considération ce projet futuriste qui aurait pu développer la notion d’excellence en Algérie où le système éducatif est énormément décrié pour ses faiblesses et archaïsmes.

 A l’origine de cette initiative, nous retrouvons un compatriote algérien qui a réussi sa vie en Suisse. Malik Mallem est effectivement l’un des cerveaux algériens les plus connus dans la confédération helvétique.  Il est l’un des actionnaires de cet opérateur suisse qui a entamé les démarches auprès des autorités algériennes. Depuis le 15 juillet 2016, ce ressortissant algérien ne cesse de se battre pour expliquer aux autorités de son pays natal les précieuses retombées éducatives de ce projet. En vain. Malheureusement, aucune oreille ne sera attentive à ses doléances. Et c’est ainsi que ce beau projet fut entièrement gâché. Décidément, les enfants algériens n’ont pas le droit, aux yeux de nos dirigeants, à l’excellence suisse. Dommage…