Quelques jours après l’éclatement de la polémique sur le traitement que réserve l’Algérie aux migrants subsahariens. L’organisation internationale de la migration, OIM, rajoute une couche aux accusations faites contre l’Algérie.

Elle affirme, en effet, qu’elle vient de « sauver in extremis » 400 migrants subsahariens pas loin de la frontière algérienne. « Pas moins de 386 migrants ressortissants de pays tiers ont été retrouvés, bloqués dans le désert nigérien avec peu d’eau, et sans nourriture ou papiers d’identification », a précisé la représentation de l’OIM au Niger sur sa page Facebook, repris par l’AFP.

Ce nombre de survivants, pris en charge dans des centres de transit, s’ajoute aux quelque 1.500 migrants africains rapatriés au début du mois d’août à partir d’Agadez, une ville du Nord du Niger. Il s’agit de   Camerounais, de Maliens et de Guinéens, ainsi que des ressortissants d’autres nationalités africaines. Il s’agissait de migrants économiques, qui ont été refoulés à la frontière par la police algérienne, ou bien qui travaillaient déjà en Algérie et qui ont été expulsés, selon la même source. Depuis le début de l’année, l’OIM dit avoir « sauvé » 3000 migrants à la frontière algérienne.

Des organisations non-gouvernementales ont dénoncé, au début de la semaine, des expulsions de migrants subsahariens. Des accusations réfutées par notamment le Croissant Rouge algérien qui évoque des « mensonges ».