Le rêve tourne au cauchemar pour les bénéficiaires des logements LPP de “la cité Palmiers” située à Souidania dans la wilaya d’Alger. Après plusieurs années d’attente et d’espoir, ils découvrent des appartements dans un état calamiteux et des immeubles inachevés et fissurés de partout. 

Le constat est accablant : l’amateurisme de l’entreprise nationale de la promotion immobilière est tout simplement criant. Alors que le LPP est la formule de logement la plus chère et onéreuse, une formule destinée pour les salaires les plus élevés en Algérie, les travaux de réalisation des appartements des site LPP connaissent des dysfonctionnements choquants. Preuve en est, à Souidania au niveau de la Cité Palmiers, les immeubles sont encore inachevés et les travaux de l’assainissement ne sont toujours terminés. Pis encore, le raccordement de ce site au réseau d’électricité et du gaz subit d’énormes retards.

Les travaux des sous-traitants pour installer les cuisines, les placards ou les climatiseurs sont toujours à la traîne. Et toute la cité n’est pas clôturée exposant ainsi les habitants et les divers équipements publics comme les aires de jeux à l’insécurité.

Ce site LPP de la cité Palmiers de Souidania abrite également des logements où des façades sont fissurées et des problèmes de glissement de terrain ont été constatés alors que des solutions n’ont toujours pas été identifiés pour se prémunir contre les effets négatifs de ce problème dangereux pour la sécurité des habitants.

Quant aux travaux de la voirie, les chaussées, trottoirs, réseaux d’eau potable, etc., ils ont basculé tout simplement dans l’anarchie la plus effrayante. Des fosses dénaturant l’ensemble du site ont transformé cette cité en un paysage hideux et répugnant.

Ces dérives interviennent au moment où plusieurs souscripteurs au programme du LPP ont signé les engagements pour recevoir les clés de leurs appartements. Presque tous les bénéficiaires ont payé la totalité des prix de ces logements. D’autres ont recouru à des crédits bancaires et chaque mois ils doivent verser à leur banque une mensualité de 38 mille Da. Et au bout de tous ces sacrifices, ces compatriotes se retrouvent parachutés dans un chantier pareil dépourvu de la moindre commodité digne de ce nom. Un véritable scandale.