La modernisation et la transformation de Sonatrach est un processus qui dérange. De véritables clans se sont constitués pour torpiller la stratégie SH2030. Algérie Part vous révèle les noms et identités de ces hauts responsables qui ne veulent pas de la transparence et de l’assainissement. Des dirigeants qui cultivent l’opacité pour imposer des pratiques suspectes et obscures. Révélations. 

Inquiétant et terrifiant ! La direction générale de Sonatrach est confrontée ces dernières semaines à une véritable guerre de clans. Plusieurs hauts responsables de Sonatrach n’acceptent pas d’adhérer à la démarche de modernisation de la compagnie nationale des hydrocarbures alors que celle-ci demeure malencontreusement embourbée dans les méandres des successifs scandales de corruption.

Tout a commencé lorsque le cabinet américain McKinsey & Company est missionnée par la direction générale de Sonatrach pour réaliser un audit du service commercial de la compagnie nationale. Un audit qui irrite rapidement le Directeur Général Adjoint Commercialisation, Omar Maaliou et la directrice de la Division de l’exportation du gaz, Nabila Metref. Ces deux hauts responsables de Sonatrach avaient jusque-là un pouvoir absolu sur le département commercial de Sonatrach. Ils contrôlent les prix, ils gèrent les opération de vente et de commercialisation de notre gaz et pétrole aux clients étrangers. Dans l’opacité, sans aucune transparence, ils ont toujours accompli leur travail sans qu’un seul PDG de Sonatrach ne puisse imposer son droit de regard.

Dés l’arrivée à la tête de Sonatrach d’Abdelmoumen Ould Kaddour, un véritable choc se produit avec ces responsables qui refusent de rendre des comptes ou se soumettre à une nouvelle autorité qui souhaite la réforme de toute la “boite”. Après la désignation de  McKinsey & Company pour auditer le service commercial de Sonatrach, un véritable vent de panique s’est emparé de ces dirigeants habitués aux privilèges de l’impunité.

Au fur à mesure que les consultants américains avancent dans leur travail d’expertise, le clan “des saboteurs” hostiles au changement s’élargit pour regrouper, a-t-on constaté au cours de nos investigations, Mohand Bouadi, l’ancien patron de la Sonatrach Pétrolier Corporation (SPC), filiale basée à Londres du groupe Sonatrach, et M. Chentouf, le directeur responsable de la commercialisation du GPL à Sonatrach. Ce clan sera soutenu également par le vice-président transport par canalisation au niveau de la Sonatrach, Larbi Bey. Ces dirigeants qui craignent pour leur avenir à la lumière de tous les changements décidés par la nouvelle direction générale de Sonatrach vont orchestrer une véritable campagne de désinformation et de déstabilisation dont le seul but est d’empêcher l’avènement d’un nouvel organigramme de gouvernance à Sonatrach.

Les tensions vont s’exacerber lorsque le PDG de Sonatrach signe un accord avec VITOL, l’une des principales sociétés de trading pétrolier au monde, dans le but de réduire de 50 % la facture des importations du carburant qui s’élève jusqu’à aujourd’hui à 2 milliards de dollars par an. Cet accord prive les anciens hauts responsables de Sonatrach d’une véritable manne financière qui leur permettait de gérer les importations du carburant sans aucun contrôle rigoureux.

Leur colère est à la hauteur de leur déception. Coup bas, manipulations, invectives et rumeurs malsaines, les dirigeants caciques de Sonatrach tenteront le tout pour le tout afin de mettre en péril la stratégie de changement d’Abdelmoumen Ould Kaddour. Mais ces “dinosaures” ne trouveront aucune oreille attentive à la Présidence de la République ou à la chefferie du gouvernement. Au final, leurs jours sont comptés et le limogeage de certains d’entre eux sera bientôt officialisé. Une nouvelle page d’histoire de Sonatrach est en train de s’écrire. N’en déplaise aux faiseurs de sort, ceux qui croient que le pouvoir occulte peut toujours réaliser des miracles.