Pour la première depuis de longues années, le chef de l’Etat reconnaît, « avec regret », un nombre élevé de chômeurs parmi les diplômés universitaires. C’est pour cela qu’il demande aux responsables de trouver des formules de « reconversion ».

Ans un message adressé aux étudiants algériens à l’occasion de la célébration de la journée nationale de l’étudiant, Abdelaziz Bouteflika rappelle que de « nombreux domaines économiques, tel que l’agriculture et l’industrie par exemple », sont en quête de compétences et de connaissances « alors que nous enregistrons, avec regret, l’existence du chômage dans les rangs de nos diplômés universitaires ». Il a demandé, donc, aux responsables de l’institution universitaire, de mettre « à profit tout le potentiel de notre système de formation pour offrir à ces diplômés universitaires des   opportunités du recyclage, à l’instar des autres pays du monde ».

En revanche, le chef de l’Etat se soulève contre les « voix pessimistes et subversives » qui s’élèvent, de temps à autre, pour « dénigrer injustement l’université algérienne et ses résultats humains » et donne une « meilleure réponse » qui est « la place qu’occupent les nombreux diplômés de nos universités, qui ont fait le choix de l’émigration, dans les pays occidentaux ».

Une réponse claire donnée donc à ceux qui avancent que le choix fait par certains algériens qui veulent choisir d’autres pays est la preuve de « l’échec » du système éducatif national. Ce qui est d’ailleurs une contradiction, puisque les jeunes algériens préfèrent souvent aller sous d’autres cieux. L’environnement algérien n’est pas attractif.