A Dieppe (Seine-Maritime), une ville située dans le Normandie en France, le triste destin d’une famille algérienne suscite la colère de toute une population. 

Tout a commencé lorsque Ahmed Ladj, un ressortissant algérien qui habite à Dieppe a été reconduit à la frontière mercredi 16 mai 2018. Sa femme et ses deux enfants, nés tous les deux en France, sont menacés également d’expulsion. Une mobilisation inédite s’était créée autour de cette famille. Cette expulsion brutale a choqué de nombreux acteurs de la société civile française.

Le Réseau éducation sans frontières s’est mobilisé pour défendre Ahmed et sa petite famille. “Il n’a même pas eu le droit de prendre ses bagages qui étaient dans ma voiture ni le temps de dire au revoir à quiconque”, racontent les membres de ce réseau dans les colonnes de la presse locale français.

Par ailleurs, le maire de Dieppe, Nicolas Langlois, a apporté son soutien à cette famille algérienne.  “Je ne comprends pas l’attitude de l’État sur ce dossier”,a-t-il réagi. “Ça me paraît inconcevable qu’on envoie deux enfants dans un pays qu’ils ne connaissent pas”, expliquait-il mercredi 9 mai 2018, lors d’un rassemblement de soutien au tribunal administratif de Rouen.

De son côté, la préfecture française a précisé que “les époux Ladj étant en France de manière irrégulière, il leur appartenait de se conformer volontairement aux différentes mesures d’éloignement dont ils ont fait l’objet.”