Chez les jeunes « entrepreneurs » qui ont construit leurs entreprises avec l’aide de l’Agence nationale de soutien à l’emploi des jeunes (ANSEJ), c’est la douche froide. Ceux parmi ces jeunes entrepreneurs qui ont espéré un geste de la part des autorités, le pari est raté. La direction de l’ANSEJ vient de rappeler, une nouvelle fois, qu’il n’y aura pas d’amnistie pour les mauvais payeurs. Mais un rééchelonnement leur est accordé.

Si elle admet que des centaines de jeunes entrepreneurs ont déposé des dossiers pour l’annulation des pénalités et le rééchelonnement des dettes, le directrice générale de l’ANSEJ, Samira Djaïder insiste sur le fait que « cela ne veut aucunement dire l’effacement de la dette ».

La responsable, qui est intervenue dimanche au forum d’El-Moudjahid, a indiqué que plus de 1000 dossiers de rééchelonnement ont été réceptionnés au niveau de l’ANSEJ. « Quelque 1.100 dossiers ont été déposés à ce jour par de jeunes promoteurs de micro-entreprises auprès de l’ANSEJ pour bénéficier des mesures de rééchelonnement des dettes et d’annulation des pénalités de retard », a-t-elle précisé. Sur l’ensemble de ces dossiers, « plus de 500 ont été déposés par l’Agence auprès des banques concernées », a-t-elle encore ajouté.

La même responsable a précisé que ce ne sont pas tous jeunes entrepreneurs qui sont concernés. Sont ceux qui ont contacté des crédits avant 2011 peuvent, en effet, prétendre au rééchelonnement, car n’ayant pas bénéficié d’avantages institués après 2011.