Le Port d’Alger, l’infrastructure portuaire la plus importante en Algérie, vit au rythme d’une inquiétante “guerre des clans” qui divise et inquiète ses travailleurs.  Un conflit ouvert oppose depuis plusieurs semaines Mohamed Larbi, le DG de l’entreprise portuaire d’Alger (EPAL), au directeur de la la sécurité du port d’Alger, Boudjemaâ Achouri. 

Selon nos investigations, les deux hommes se faisaient une guerre froide féroce et tous les coups furent permis. Boudjemaâ Achouri lorgne la direction générale de  l’EPAL, une entreprise très riche qui dispose d’une importante manne financière suscitant ainsi de nombreuses convoitises. Il faut savoir à ce propos que l’entreprise portuaire d’Alger ( EPAL ) a réalisé à la fin du mois de mai 2017 un chiffre d’affaires de 4,39 milliards de dinars contre 4,18 milliards de dinars, en hausse de 5% par rapport à  celui de la même période de l’année 2016.

En 2017, l’EPAL a affiché également depuis une augmentation des rendements due en partie à une réorganisation du système de traitement des navires.

Soutenu par un membre influent de la wilaya d’Alger et des hauts gradés du DRS à la retraite, Boudjemaâ Achouri a lancé les manœuvres pour déstabiliser Mohamed Larbi dans le but de forcer son départ. Mais ce forcing s’est heurté à la volonté des travailleurs du Port d’Alger qui se sont solidarisés avec leur Directeur général. La semaine passée, ils ont observé un arrêt de travail momentané pour réclamer le maintien de Mohamed Larbi qui était sur les sellette et risquait un véritable limogeage décidé par le ministère des Transports. Maintenu dans ses fonctions, le DG n’est pas, pour autant, au bout de ses peines car les tensions persistent encore et toujours avec le “clan” Boudjemaâ Achouri. Algérie Part reviendra encore sur cette affaire dans ses prochaines publications.