Quelques jours après des échanges particulièrement vifs avec le Maroc, l’armée algérienne effectue, ce dimanche, des exercices militaires grandeur nature à Oran. Les manouvres, qui se dérouleront dans la façade maritime Ouest, seront supervisées par le chef d’Etat-Major de l’armée, le général de corps d’armée, Ahmed-Gaïd Salah.

Selon le communiqué du ministère de la Défense nationale, cette manœuvre, appelée “Toufane 2018” verra la participation de tous les corps de l’armée. Des militaires des troupes d’élite de la marine, de l’armée de terre, de la défense aérienne du territoire et de l’aviation. Pour les besoins de l’opération, dont les militaires simuleront une invasion étrangère, L’ANP mettra à contribution ses meilleurs appareils et moyens. Des frégates, des corvettes, mais surtout des sous-marons vont côtoyer des hélicoptères de combat et des avions chasseurs Sukhoï de dernière génération.

Ce n’est pas la première fois que l’armée organise des manœuvres à Oran. Mais le contexte du déroulement de celles de cette année est particulier. Cela fait à peine un mois que Ahmed Gaïd-Salah s’est rendu dans la deuxième région militaire. La première virée de l’officier le plus gradé en poste dans l’armée algérienne a été interrompue par l’accident de l’avion de Boufarik. Mais quelques jours après, le chef d’Etat-Major a repris son bâton de pèlerin et il est reparti vers « l’Ouest ». L’exécution de ces manœuvres répond donc à un contexte particulier fait de menaces aux frontières du pays. Cela a-t-il un lien particulier avec la tension actuelle avec le Maroc ?