Algérie Part a obtenu de nouveaux documents exclusifs qui vont éclairer l’opinion publique à propos du scandale du complexe agro-alimentaire de Corso. Il s’agit d’un immense complexe industriel étatique qui a fait l’objet en 2013 d’un processus de privatisation qui ne dit son nom à travers une association mise en place entre l’Entreprise des Industries Alimentaires Céréalières et Dérivés d’Alger (ERIAD Alger) et le groupe privé Benamor dirigé par le milliardaire Mohamed Laïd Benamor, l’un des oligarques les plus influents en Algérie et vice-président du FCE d’Ali Haddad. 

Une association qui s’est soldée par un échec retentissant comme il a été expliqué et relaté par Algérie Part dans ses récentes publications. Un échec qui cache en réalité de nombreuses pratiques et douteuses opération ayant entouré la conclusion de ce projet présenté en 2012/2013 comme le modèle inédit du partenariat privé-public en Algérie.

Algérie Part a poursuivi ses investigations jusqu’à obtenir les documents qui relatent les dessous d’un important et conséquent bancaire contracté par la société mixte créée entre le groupe Benamor et ERIAD Alger.

Comme le montre ce document exclusif en notre possession, la SPA Mediterranean Mills Compagny (MMC), la société détenue à 60 % par le groupe Benamor et à 40 % par  ERIAD Alger, a bénéficié d’un crédit documentaire de plus de 111 milliards de centimes auprès de la Banque Extérieure d’Algérie (BEA). Cette grande banque étatique a bel et bien accepté le 1 juillet 2013 de débloquer ce crédit au profit de cette société afin de financer l’acquisition à l’étranger de trois lignes de production dans le but d’équiper la nouvelle boulangerie industrielle du complexe de Corso.

La BEA s’est également engagé à financer 85 % du montant de ce crédit en mettant à la disposition de la société mixte créée par le milliardaire Mohamed Laid Benamor et ERIAD Alger pas moins de 94,5 milliards de centimes.  En contrepartie, les actionnaires de MMC ont été contraints de déposer une caution solidaire qui couvre la totalité du crédit alloué par la BEA. Algérie Part a obtenu également les documents relatant cette caution solidaire.

A la hauteur de la participation de chaque associé dans le capital, le groupe Benamor a payé 60 % du montant de cette caution. Les 40 % restants ont été payés par ERIAD Alger. Selon les termes conclus entre la BEA et MMC, le remboursement de ce crédit doit commencer à partir de la 6e année de son octroi. La BEA a prévu un remboursement sur une période de 10 ans avec un différé de 5 ans.

 

La BEA s’est également engagé à financer 85 % du montant de ce crédit en mettant à la disposition de la société mixte créée par le milliardaire Mohamed Laid Benamor et ERIAD Alger pas moins de 94,5 milliards de centimes.  En contrepartie, les actionnaires de MMC ont été contraints de déposer une caution solidaire qui couvre la totalité du crédit alloué par la BEA. Algérie Part a obtenu également les documents relatant cette caution solidaire.

A la hauteur de la participation de chaque associé dans le capital, le groupe Benamor a payé 60 % du montant de cette caution. Les 40 % restants ont été payés par ERIAD Alger. Selon les termes conclus entre la BEA et MMC, le remboursement de ce crédit doit commencer à partir de la 6e année de son octroi. La BEA a prévu un remboursement sur une période de 10 ans avec un différé de 5 ans.

Mais aujourd’hui, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts et rien ne garantit que à la BEA que son argent va retourner dans ses caisses. Et pour cause, comme il a été révélé par nos soins, le groupe Benamor a divorcé avec Eriad Alger. L’association n’a duré que quelques mois.

Les équipements de la Boulangerie industrielle ont bel et bien été importés de l’étranger. Mais la mise en marche de cette nouvelle unité de production du pain n’a pas dépassé les deux mois ! Le conflit qui a éclaté entre le milliardaire Mohamed Laïd Benamor et ERIAD Alger a fini par tout faire capoter. Le projet a été bloqué. Et l’oligarque exerce des pressions très fortes pour contraindre l’Etat à lui concéder les assiettes foncières précieuses de ce stratégique complexe agro-alimentaire de Corso. Jusqu’à aujourd’hui, Mohamed Laïd Benamor continue de squatter ce site industriel de l’Etat et refuse de délocaliser. Un véritable scandale que l’on tente de cacher à l’opinion publique algérienne.