C’est un scandale qui dure depuis 29 ans. L’affaire des 200 bénéficiaires de logements dans le cadre d’une promotion immobilière APC-Cnep, à Mohammadia, ne cesse de connaître des rebondissements en dépit du silence étrange, que l’on peut qualifier de complice, des autorités publiques. 

 

Ce dossier qui remonte à 1989.  Durant toutes ces années, plusieurs maires se sont succédé aux affaires de l’Assemblée populaire communale de Mohammadia sans que le dossier, soit jugulé et la situation des 200 bénéficiaires soit assainie de façon définitive. Et pourtant, les bénéficiaires de ces logements possèdent des contrats avec des actes notariés depuis 1989 soit plus de 29 ans qu’ils attendent leurs logements et ce, malgré plusieurs démarches entreprises avec les présidents d’APC qui se sont succédé aux affaires de cette importante commune de la wilaya d’Alger.

C’est effectivement l’histoire de 200 bénéficiaires de logements inscrits dans la formule APC-Cnep qui attendent les clés de leurs appartements depuis 1989. Cette année-là, ils ont reçu la décision d’attribution des logements à Mohammadia, estimés à 250 000 DA et ont versé les 20% d’apport personnel, soit 50 000 DA. En 2000, des actes notariés de reconnaissance du droit de bénéficier, exploiter et jouir des biens en question ont été remis aux attributaires. Le projet a été lancé, puis brutalement abandonné pendant des années. Le chantier a été repris par Cosider en 2013, mais sous une autre forme (LSP). Les immeubles sont sortis de terre. La cité est achevée sans que la situation des anciens bénéficiaires ne soit régularisée.

Après toutes ces années d’attente, ces Algériens lésés se sont rassemblés pour créer le collectif représentant les bénéficiaires du projet de 200 logements. Dans une lettre adressée à plusieurs hauts responsables de l’Etat dont le Wali d’Alger, le ministre de l’Intérieur et le ministre de l’Habitat, une lettre remise aussi exclusivement à Algérie Part, ce collectif charge violemment l’ex président  de l’APC cette commune, Mr CHAFAA  CHAABANE, qu’il accuse d’avoir modifié  la liste de ces  logements construits en 2012. Des logements bâtis sur une assiette de terrain réservée aux bénéficiaires légitimes APC/CNEP Banque qui sont munis de tous les actes authentiques et des contrats d’affectations.

 

 

En dépit de tous ces documents authentiques, l’ex-maire de Mohammedia a autorisé le service technique de l’APC  de démolir la carcasse des anciennes construction causant ainsi un préjudice financier au Trésor Public dépassant ainsi les 100 milliards de centimes.  Un véritable scandale dont il sera obligé d’effacer les traces pour éviter de se retrouver pourchasser par la justice.

Il faut savoir qu’auparavant, le 21/10/2007, ce même maire avait confectionné des contrats de ventes de ces logements et toute une liste “illégale” des nouveaux bénéficiaires de ce programme de logement sans aucune délibération et en écartent les anciens bénéficiaires légitimes.

Ces logements ont été répartis entre plusieurs connaissances et proches de l’ancien maire avec des fausses résidences établies au niveau de la commune. “Pour la même adresse,  8 certificats de résidence ont été délivrés pour différentes personnes”, s’indigne le collectif représentant les bénéficiaires du projet de 200 logements.

Une deuxième liste a été façonnée discrètement et ces logements ont été attribués à d’autres d’autres bénéficiaires avec “des pots-de-vin versés dans des cafés”, accuse également le même collectif qui fait part de plusieurs malversations ayant été commises avec la “complicité du directeur de logement de la wilaya d’Alger, Loumi Smail”, déplore la même source selon laquelle personne ne veut recevoir aujourd’hui ces citoyens désabusés.

Aujourd’hui, la plupart de ces bénéficiaires sont des sexagénaires. D’autres sont décédés. Et cette injustice continue de durer toujours et encore.