Pour la première fois depuis plus de 4 ans, le gouvernement s’apprête à lancer une loi de finances complémentaire. Le nouveau texte, déjà disponible au niveau des services du ministre des Finances, sera marqué par de nouvelles taxes qui toucheront directement la vie des citoyens.

Ainsi, selon les premières indications disponibles, la loi e Finances complémentaire instaurera de nouvelles taxes. Au lieu des interdictions d’importations instituées actuellement, le gouvernement veut contourner la colère de ses partenaires, notamment de l’Union Européenne, à travers l’imposition d’une taxe de plus de 200% sur certains produits finis importés.

Pour renflouer les caisses de l’Etat, les autorités s’apprêtent à instaurer de nouvelles taxes et impôts. Ainsi, le timbre du permis de conduire, qui vaut actuellement 500 DA, coûtera désormais 5000 DA. L’établissement de la carte grise automobile reviendra également plus chèr. Elle vaudra entre 10 000 et 20 000 DA pour véhicules neufs.

En plus de cela, la loi de Finances complémentaire rétablira selon toute vraisemblance l’instauration de la TVA sur les véhicules neufs assemblés en Algérie. Une décision dictée par le fait que les « constructeurs » de ces voitures n’ont pas répercuté la baisse des prix au consommateur local.

Sur un autre plan, le gouvernement se dirige vers l’instauration d’un nouveau régime d’exploitation des terres agricoles. Ainsi, au lieu des concessions en vigueur actuellement, l’Etat va donner des franchises aux privés pour exploiter des terres.

Le projet de Loi de Finances complémentaire sera présenté au parlement après le mois de Ramadhan qui commencera vers la mi-mai.