Les médecins résidents ont rejeté toute éventualité sur leur réquisition qui avait été décidée par le Ministère de la Santé d’arrêter d’assurer toutes les gardes à partir du 29 avril 2018.

Selon plusieurs sources, les procureurs auraient refusé d’aller dans le sens du Ministère de la Santé car le statut d’étudiant des médecins résidents ne peut être assimilé à un statut de salarié ou de fonctionnaire.

C’est les mêmes arguments qu’utilisent cette fois-ci donc les médecins résidents, arguments déjà brandis par le gouvernement concernant le statut d’étudiants des médecins résidents pour démontrer l’illégitimité de leur grève qui dure depuis plus de cinq mois…

Un appel avait été transmis par Mr Bouredjouane, inspecteur général de la santé, pour convier les représentants des médecins résidents à une réunion sans même préciser l’objet même de cette réunion.

Ni dans la forme ni dans le fond, cette demande n’était acceptable pour les responsables du Collectif autonome des médecins résidents algériens (CAMRA).

Les revendications des médecins résidents restent suspendues devant l’incapacité du Ministre de la Santé et du gouvernement à trouver des réponses à des revendications légitimes.

Alors que la loi sur la santé est débattue à l’Assemblée Nationale un décret présidentiel a été publié le 18 avril 2018 sur le journal officiel N°22, définissant le statut type des hôpitaux dits mixtes !

L’hôpital mixte y est défini comme un établissement public de santé sous tutelle du Ministre chargé de la Santé et dont le fonctionnement est assuré conjointement par le Ministère de la Défense Nationale et le Ministère chargé de la Santé.

L’hôpital mixte, peut-on lire dans le décret, assure les missions de prévention, de diagnostic, d’exploration, de soins et d’expertise médicale au profit de la population civile ainsi que des personnels du Ministère de la Défense Nationale.

Les articles 8 et 9 de ce décret apportent des indications à propos de l’agrément de l’hôpital mixte ou une partie de ses structures, aux fins d’assurer des activités hospitalo-universitaires conformément à la réglementation en vigueur, par arrêté conjoint du Ministre de la Défense Nationale, du Ministre chargé de la Santé et du Ministre chargé de l’Enseignement Supérieur, comme l’hôpital mixte pourra servir de terrain de stage et de formation conformément à la réglementation en vigueur.

Ainsi donc, une des revendications du CAMRA et première préoccupation des médecins résidents pourrait trouver là une solution. En effet le service militaire pourrait être pris en compte en même temps que le service civil dés lors que les médecins résidents seront affectés dans ces hôpitaux mixtes.

Cette dérogation pourrait faire cesser le bras de fer dans ce secteur névralgique et qui perdure au détriment des malades et des obligations en terme de santé publique.

Mais Mr Hasbellaoui pourra-t-il être force de proposition positive et imposer cette décision ?