Chakib Khelil :  » Oui, je suis pour un 5e mandat »

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Algeria's Minister of Energy and Mines, Chakib Khelil speaks to journalists during the regular meeting of the Organisation of Petroleum Exporting Countries (OPEC) at OPEC headquaters in Vienna on March 15, 2009. Khelil said there will be a consensus to cut OPEC output by between 500,000 and 1.5 million barrels per day, ahead of the cartel's key production meet. AFP PHOTO/Samuel Kubani / AFP PHOTO / SAMUEL KUBANI

Loin de la curiosité des journalistes, Chakib Khelil continue de sillonner le pays pour donner des conférences articulées essentiellement sur l’économie. L’ancien ministre de l’Energie, rentré des Etats-Unis où vit sa famille, s’adresse à une foule composée d’étudiants et autres invités triés sur le volet par des « associations » qui organisent ces communications.

Pendant longtemps, des suppositions les plus folles circulent sur les réelles intentions de l’homme. Travaille-t-il pour son avenir politique ? Soutient-il un autre homme ? Se consacrant souvent sur les questions économiques et particulièrement aux sujets liés aux hydrocarbures, Chakib Khelil s’est rarement prononcé sur les questions politiques. A peine s’il a consenti, une fois, d’insinuer que l’élection présidentielle l’intéressait.

Mais depuis le retour des appels du pied appelant Abdelaziz Bouteflika à briguer un nouveau mandat présidentiel, la donne a changé. Parmi les personnes qui assistent aux conférences de l’ancien ministre, certains n’hésitent pas à poser des questions d’actualité. Ainsi, à la question d’un homme présent à la conférence donnée à Oud-Souf (El-Oued), Chakib Khelil a répondu, succinctement, sourire aux lèvres mais sans ambages : « Oui, je suis pour un cinquième mandat ». Une réponse répétée, pratiquement, dans les mêmes termes sur sa page Facebook.

Cette déclaration donne peut donc être interprétée comme un soutien franc et clair au président Abdelaziz Bouteflika. Plus que cela, cela conforte l’idée de ceux qui ont toujours soutenu que Chakib Khelil travaille en réalité au service de l’homme qui l’a toujours protégé, à savoir Abdelaziz Bouteflika.

Cela ne pourrait être autrement pour un homme qui a toujours fait partie du dispositif du chef de l’Etat. L’ancien ministre de l’Energie et des Mines était considéré comme un des responsables les plus proches du chef de l’Etat. Sa mise à l’écart du gouvernement en 2010, n’a été rendue possible que par l’éclatement du scandale Sonatrach dans lequel l’ancien ministre était une des pièces-maîtresse.

La question qui se pose désormais est celle de savoir quel sera le futur rôle que jouera Chakib Khelil dans le mandat qui semble s’annoncer pour le printemps prochain.