Monsieur le Premier Ministre,

Monsieur le Premier Ministre, permettez-moi de prendre quelques instants de votre temps précieux et permettez-moi de faire appel à votre haute autorité pour la nième fois (depuis mon retour du Japon et de la Grande Bretagne ou j’étais chercheur et maitre-assistant pendant une quinzaine d’années) pour intervenir dans les plus brefs délais concernant un plagiat (copier-coller) d’un doctorant que je dénonce depuis fin février 2016.  Malheureusement Madame la Rectrice vient de lui signer l’autorisation de soutenance malgré les preuves irréfutables que j’ai présentées au vice doyen, à Madame la Rectrice et au Ministre de l’Enseignement Supérieur.

 

Les preuves que j’avais présentées au vice doyen ont été dissimulées à la veille du Conseil Scientifique de la Faculté (CSF) d’Architecture et du Génie Civil (le 9 mars 2016).  Ensuite, je présente ces preuves avec une lettre à Madame la Rectrice en juillet 2016, elle ne me répond pas.  Je dépose une demande d’audience au rectorat (30 avril 2017), elle refusa de me voir.  Et malgré ma lettre à monsieur le ministre avec toutes les preuves, elle signe l’autorisation de soutenance que je viens de voir sur le PV du Conseil Scientifique du Département (CSD) de génie civil.

 

Aussi je ne comprends pas pourquoi le CSF du 31/10/2016 s’était prononcé, malgré toutes les preuves irréfutables, incompétent pour juger l’affaire de plagiat d’autant plus que l’article du candidat figure sur la liste des revues scientifiques prédatrices 2016 établie par la DGRSDT (Direction Générale de la Recherche Scientifique et du développement Technologique) du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique.  Je ne comprends pas aussi pourquoi la décision du CSF dont voici l’extrait (PV du CSF du 31/10/2016) n’a pas été respectée:

 

«Le CSF n’étant pas compétent pour juger le dossier de plagiat déposé par le professeur RAMDANE Kheir Eddine contre le doctorant MAMMAR Lahouari. Pour cela, il renvoie ce dossier au conseil d’éthique et de déontologie de la profession universitaire, conformément à l’arrêté N°933 du 28 juillet 2016.».

 

Je vous fais savoir Monsieur le Premier Ministre que l’article 16 l’arrêté N°933 du 28 juillet 2016 fixant les règles relatives à la prévention et la lutte contre le plagiat stipule :

 

«Tout acte de plagiat comme fixé à l’article 3 du présent arrêté, est notifié par toute personne au responsable de l’unité d’enseignement et de recherche, par le biais d’un rapport écrit détaillé accompagné de documents justificatifs et des preuves concrètes.

Le responsable de l’unité d’enseignement et de recherche transmet immédiatement le rapport suscité au conseil et de déontologie de la profession universitaire de l’établissement, afin de procéder à toutes les enquêtes nécessaires.».

 

Malheureusement cette procédure n’a pas été respectée et les responsables de l’université ont envoyé l’article à deux enseignants de l’université de Tlemcen et un enseignant de l’université de Boumerdes pour expertise.  Je déplore la non-transparence et le non-respect de la procédure de l’arrêté N°933 du 28 juillet 2016 et la dissimulation du rapport d’expertise de l’enseignant de Boumerdes.

 

Monsieur le Premier Ministre, de graves difficultés secouent l’université Algérienne : violence, favoritisme, plagiat, injustice…… ,   et il est temps de remédier à ces difficultés. L’avenir de notre nation repose sur toutes les catégories et couches sociales du pays, mais particulièrement l’élite intellectuelle : l’UNIVERSITE.

 

Je vous prie Monsieur le Premier Ministre, de bien vouloir accepter mes salutations les plus respectueuses.

 

Par le Dr RAMDANE Kheir-Eddine

Professeur

USTO Mohamed Boudiaf, Oran