C’est l’histoire d’un journaliste qui se bat tout seul contre une terrible maladie mettant en péril sa vie. Lazhar Serokane et sa famille lancent un véritable cri de détresse pour solliciter la générosité de tous ses compatriotes et confrères afin d’activer la procédure de prise en charge médicale à  l’étranger avant qu’il ne soit trop tard !

Souffrant d’une insuffisance cardiaque terminale, nécessitant une transplantation cardiaque urgente à l’étranger,  Lazhar Serokane, journaliste à la radio d’Ouargla,  se bat encore contre la mort depuis qu’il est hospitalisé au niveau du service des soins intensifs à l’EPH d’Ouargla.

Son état de santé est extrêmement urgent a reconnu le chef de service de réanimation même s’il est actuellement stable. Lazhar attend depuis plus d’un mois  une autorisation de prise en charge qui tarde à venir. Le ministre de la communication, Djamel Kaouane, a travers son conseiller, Mr Madjid Bekkouche, est au courant de cette affaire et suit très particulièrement l’état de santé du journaliste. Le ministre a suivi personnellement l’évacuation du journaliste vers le CHU Mustapha Bacha d’Alger au mois de février dernier.

Le ministère de la communication a  répondu également favorablement à la demande de procédure de prise en charge à l’étranger du journaliste et ce malgré les frais médicaux et hospitaliers dépassant les 100.000 Euro. Il travail depuis plusieurs jours sur son évacuation vers une clinique spécialisée en France dans les plus brefs délais mais la procédure administrative au niveau de la CNAS semble prendre un peu plus de temps que prévu. Entre temps, l’état de santé de Lazhar Serokane s’est dégradé et devient de plus en plus compliqué.

Le journaliste infortuné se trouve en ce moment dans le service des soins intensifs ‘’non spécialisés’’ à l’hôpital d’Ouargla. Dans cet établissement, le seul médecin cardiologue, récemment recruté, se trouve en congé.

Le staff médical du service de réanimation a été contraint de « libérer » le journaliste, mercredi dernier, pour se faire ausculter chez un cardiologue privé et ce malgré la gravité de son état. Sa famille craint le pire en raison des défaillances de cette prise en charge médicale et les insuffisances du secteur sanitaire au niveau de la région d’Ouargla.

Lazhar Serokane, journaliste permanent à la radio locale d’Ouargla depuis 2007, a fait plusieurs malaises lors des couvertures des élections locales en novembre 2017, notamment lors de ses déplacements à la zone frontalière ‘El-Borma’ située à 400 km d’Ouargla.

Le confrère disposait d’un avis d’arrêt de travail de 90 jours, dont nous disposons d’une copie, délivré par un médecin cardiologue privé. Le directeur de la radio locale a refusé d’accepter le certificat d’arrêt de travail et lui avait demandé de continuer de travailler et l’aider à maintenir les programmes de la radio d’Ouargla au regard du manque d’effectifs dont elle souffre.

Lazhar Serokane est souffrant depuis plusieurs semaines et seul le ministre de la Communication semble se soucier des évolutions de son état de santé. A Ouargla, sa famille dénonce l’indifférence des autorités locales. Livré à lui-même sur un lit d’hôpital déstructuré et manquant cruellement de moyens humains et matériels pour soigner les Algériens de cette importante agglomération du sud du pays, ce journaliste subit au quotidien une profonde détresse.

« Il n’a que 32 ans, il veut tellement voir son fils grandir ! », se désole son père en larmes en le voyant à travers la paroi vitrée de sa chambre à l’hôpital d’Ouargla. Banché à plusieurs appareils depuis jeudi soir, ce journaliste respecté, connu et reconnu à Ouargla a besoin aujourd’hui qu’on écoute son cri de détresse, sa souffrance. La rédaction d’Algérie Part souhaite un prompt rétablissement à son confrère et espère que les autorités publiques vont lui permettre de bénéficier de cette précieuse prise en charge en France qui lui sauvera la vie…