Hier jeudi le 26 avril, les habitants d’Ouargla ont organisé un rassemblement où la sémantique de la mort a porté significativement leur combat contre les injustices de la discrimination dont ils sont victimes depuis des années. 

Des centaines de personnes ont répondu ainsi à l’appel du Conseil de la société civile pour la ville de Ouargla lequel a organisé un grand rassemblement dans le quartier populaire de Mekhadma. Pour dénoncer la dégradation continuelle de leur cadre de vie, l’absence des infrastructures publiques et le chômage massif qui martyrise les jeunes de leur région, les manifestants ont organisé les funérailles symboliques de leur wilaya ! Un cercueil a été déposé au milieu de la place publique pour refléter l’état de leur wilaya dévastée par la précarité et la misère sociale.

Ni programmes de logements sociaux ou d’AADL, ni hôpitaux dignes de ce nom, ni des routes praticables et propres, ni des projets de développement local et sans oublier les sempiternelles problèmes de corruption qui minent l’administration locale : les habitants d’Ouargla n’en peuvent plus de subir toutes ces injustices.

A les entendre, l’exécutif de leur wilaya est un cadavre mort, une entité morbide et moribonde. Cette colère froide devrait interpeller nos autorités à Alger pour proposer de véritables solutions. Autrement dit, une colère plus dangereuse et destructrice risque de s’emparer de cette wilaya qui abrite les puits de pétrole les plus stratégiques du pays.