Ces derniers jours, la campagne #insoumis est en train de mettre le feu sur le web algérien. Lancée par le blogueur et Facebooker Amir.dz, cette campagne est en train de faire un grand tabac sur les réseaux sociaux en Algérie. 

“#insoumis, jusqu’à ce qu’ils envoient leurs enfants ” se présente comme un cri de colère des jeunes algériens qui réclament l’équité dans les casernes de l’armée nationale et populaire (ANP). Il s’agit d’une campagne qui réclame aux hauts responsables de l’Etat et aux personnalités politiques les plus influentes d’envoyer également leurs enfants pour passer le service militaire d’une durée de 12 mois.

“Envoyez vos enfants qui se prélassent à Club-des-Pins. Le service militaire n’est pas uniquement obligatoire pour les enfants du peuple”, s’écrient de nombreux internautes sur les murs des pages Facebook qui ont relayé cette campagne virulente. Une campagne lancée pour la première fois sur la page d’Amir Dz, le blogueur et cyberactiviste exilé en France et suivi par près de 1,5 million de fans algériens.

Il faut dire que Amir DZ ne cesse de défrayer la chronique depuis bientôt 2 ans. A sa manière, ce blogueur veut dénoncer le régime  algérien en mettant à nu la conduite de la progéniture de ses hommes et femmes installés dans les grandes villes européennes.

Dans une déclaration exclusive faite à Algérie Part, Amir Dz a fait savoir qu’il subit de plein fouet de nombreuses pressions à cause du franc succès de la campagne “#insoumis, jusqu’à ce qu’ils envoient leurs enfants”. Après avoir reçu des menaces et des intimidations, Amir Dz confie qu’il a été contacté depuis Alger par des émissaires qui lui ont proposé de l’argent en contrepartie de son… silence.

“Ils m’ont envoyé un député pour me corrompre. Mais j’ai refusé et je continuerai à militer pour la campagne insoumis car il est temps que les fils de notre nomenklatura cessent de jouir de tous les privilèges pendant que les pauvres enfants de notre peuple risquent et sacrifient leur vie”, témoigne enfin notre interlocuteur selon lequel cette campagne a été lancée à la suite de la vague d’indignation et d’émotion suscitée par la mort de 275 personnes dans le crash tragique de l’avion militaire à Boufarik.