Après des semaines de silence, le gouvernement a finalement répondu aux critiques de l’Union européenne. Le ministre du Commerce, Saïd Djellab, est le premier officiel à « expliquer » les restrictions imposées par l’Algérie sur l’importation de certains produits.

« Nous avons bien expliqué à nos partenaires de l’Union européenne, avec qui nous avons une relation stratégique, que nous traversons une période très difficile sur le plan financier et particulièrement au niveau de la balance commerciale et celle des paiements, et qu’il s’agit aussi d’une période transitoire », a précisé indiqué le ministre du Commerce lors d’une déclaration à la presse effectuée mardi à Alger. « Il a été expliqué à l’UE qu’il s’agissait d’une période difficile et que nous sommes, donc, obligés de regarder de très prés nos importations »,  a-t-il ajouté.

Il a également été expliqué aux partenaires européens de l’Algérie qu’il s’agissait d’une « période transitoire qui permettra à l’Algérie de   diversifier son économie et de ne pas dépendre uniquement des   hydrocarbures », a-t-il soutenu, selon les propos rapportés par l’APS. « Nous sommes prêts à dialoguer et nous avons instauré un dialogue et nous espérons que nos partenaires participent avec nous dans   cette transition économique », a ajouté Djellab.

Le ministre a répondu ainsi aux propos de  Cécilia Malmstrom, commissaire européenne au commerce qui avait reproché à l’Algérie de « favoriser » les Chinois dans sa politique commerciale.

Avant Saïd Djellab, le Premier ministre Ahmed Ouyahia avait indiqué, devant le premier ministre espagnol Mariano Rajoy, que les décisions du gouvernement algérien étaient « provisoires » et que notre pays attendait « la compréhension de ses partenaires européens ».

Ce mercredi, les deux parties auront « une grande explication » à l’occasion de la venue d’un haut responsable de la commission européenne.