Air Algérie de connaître un nouveau conflit social à partir du 14 mai prochain. Ce jour-là, Les techniciens et travailleurs des services de maintenance des avions vont se rassembler pour organiser l’assemblée générale extraordinaire de leur syndicat : Syndicat national des techniciens de la maintenance des avions (SNTMA), indique un document obtenu par Algérie Part. 

Et le SNTMA affirme haut et fort qu’il réclame des revalorisations salariales et une prise en charge sérieuse de la situation des ingénieurs et mécaniciens de maintenance d’Air Algérie qui ont été recrutés en CDD. A la suite de cette réunion, ces employés d’Air Algérie pourraient envisager de revenir à la grève afin de défendre leurs droits sociaux.

Il faut savoir que les techniciens de maintenance et de mécanique sont classés, selon la convention collective au deuxième rang après les pilotes, mais ils occupent en réalité les derniers rangs de classification, déplorent ces ingénieurs et techniciens selon lesquels le salaire de base des hôtesses et des stewards dépassait de  quatre fois celui des techniciens de maintenance. Fin octobre 2017, le SNTMA avait déclenché un mouvement de grève illimité qui a paralysé les vols d’Air Algérie.

Vont-ils rééditer cette grève à la veille du Ramadan où les avions d’Air Algérie sont fortement sollicités par les voyageurs algériens ? Ce scénario catastrophique causera un tort financier important à la compagnie battant pavillon national. Et les voyageurs algériens seront une fois encore pris en otage.

De son côté, la direction générale d’Air Algérie a expliqué depuis la fin d’année de 2017 qu’elle ne dispose pas des ressources financières nécessaires pour financer les revalorisations salariales des techniciens et ingénieurs mécaniciens. Le déficit budgétaire d’Air Algérie a atteint les 11 milliards de Da à la fin de l’année 2017, soit l’équivalent de 100 millions de dollars. Le 28 mars dernier, la compagnie étatique a respiré un tant soit peu grâce à un accord de principe qui a été trouvé entre le Conseil des participations de l’Etat (CPE) et Air Algérie, pour permettre à cette dernière d’obtenir des appuis budgétaires et un rééchelonnement de sa dette.