Nous sommes en pleine crise financière et le manque de sérieux qui règne au sein de plusieurs grosses entreprises publiques algériennes continue d’occasionner d’importantes pertes financières. C’est du moins ce que nous démontre le document exclusif obtenu par Algérie Part concernant la gestion des programmes de formation organisés par Algérie Poste. 

Dans ce document émanant de la direction de la formation et de perfectionnement, il est clairement indiqué que les absences très élevées des employés d’Algérie Poste lors des sessions de formation organisées en 2017 ont causé des pertes financières considérables à Algérie Poste. Le Directeur Central de la Formation et de  Perfectionnement d’Algérie Poste,  M. Bouremani, tire la sonnette d’alarme et réclame de la rigueur pour éviter ces pertes en 2018.

Il va jusqu’à menacer les absentéistes de les soumettre aux dispositions réglementaires en vigueur, à savoir des sanctions administratives très sévères. Ce constat amer démontre le relâchement et le manque d’engagement qui prévalent au sein de cette institution publique. Algérie Poste nourrit depuis années les critiques des Algériens en raison de sa bureaucratie révoltante et de ses défaillances répétitives.

Pour calmer la colère des Algériens, Algérie Poste avait mis en place tout un programme de formation des chargés de la clientèle et des sessions de formation sur la gestion des établissements postaux ont été également élaborées. Malheureusement, le résultat de ces formations sont très décevants et les budgets qui y ont été consacrés n’ont pas servi à grand-chose. Un véritable gaspillage aggravé par une mauvaise gestion qui cause un préjudice financier important à cette institution publique.

Et pourtant, Algérie Poste avait bénéficié fin 2017 d’un prêt de plus de 19 milliards de DA, soit près de 180 millions de dollars, du Fonds national d’investissement  (FNI) dont un montant de 3 milliards de DA a été consacré à la création de centres automatiques de tri ultra modernes. Des budgets colossaux ont été dépensés pour recruter les employés contractuels. Et au final, les gestionnaires d’Algérie Poste ne sont même pas capables d’appliquer la moindre discipline. C’est inquiétant !