Mohamed Raouraoua, le mythique ancien patron du football algérien, a fait une apparition publique très remarquée lors de l’Assemblée Générale (AG) de la Fédération algérienne de Football tenue ce lundi au Centre technique national de Sidi Moussa à Alger. 

L’objectif de cette AG était l’adoption des bilans moral et financier de la FAF. Et à cette occasion, Mohamed Raouraoua n’a pas hésité à donner son avis sur la situation actuelle du football algérien. Une situation qu’il qualifie à demi-mot de très inquiétante.  « Je ne suis pas un « béni-oui-oui », a-t-il dit devant les caméras des télévisions algériennes pour manifester indirectement son désaccord avec la gestion actuelle de la FAF par l’équipe de Zetchi qui alimente une forte controverse depuis de longue semaines en raison des contre-performances accusées récemment par le football algérien. Selon Raouraoua, il n’est pas normal que la FAF ne compte qu’un seul sponsor.

« La FAF ne compte désormais que sur un seul sponsor en l’occurrence l’opérateur de téléphonie mobile Mobilis, alors que son contrat expire en 2019. Nous devons penser à l’avenir en cherchant des sources de financement permanentes », a-t-il prévenu.

« Je ne peux pas dire que je suis d’accord avec la gestion du bureau actuel, je ne suis pas un béni-oui-oui. Je suis disposé à applaudir les bonnes décisions et m’exprimer sur tout ce qui ne me plait pas. Les responsables actuels devront être à la hauteur de leur mission, ils sont responsables devant tout le monde », a ajouté l’ancien patron de la FAF qui a conduit l’Algérie à deux Coupes du Monde consécutives.

« Je devais rester à Djeddah pour préparer le tirage au sort de la Coupe arabe des clubs prévu mardi, mais j’ai décidé finalement d’assister à cette assemblée générale, en tant que membre. Je suis ici pour contribuer avec mes idées à la relance du football national, d’autant que j’ai cumulé une longue expérience dans la gestion de la FAF. Nous devons rester solidaires pour le bien de la discipline. Mon devoir est de dire ce que je pense vraiment, que ce soit les choses négatives ou bien positives, dans un cadre objectif », a conclu enfin Raouraoua qui occupe désormais le poste de poste de premier vice-président de l’Union arabe de football (UAFA).