Khaled Nezzar nie toute implication ans la vie politique actuelle du pays. Lors de sa conférence de presse, tenue ce lundi à l’hôtel El-Aurassi et consacrée à ses mémoires, l’ancien ministre de la Défense nationale a démenti les informations qui évoquent une réunion entre lui et d’autres personnalités dont des anciens généraux à propos du probable 5ème mandat de Bouteflika. 

« La politique, cela ne m’intéresse plus. Je ne suis contact avec personne et je ne fais partie d’aucune initiative politique », a indiqué le Général Nezzar à une réponse sur le sujet.

En revanche, l’ancien ministre de la Défense nationale reconnaît qu’il a « un avis » comme « tout le monde » sur la situation actuelle dans le pays. « Oui, comme vous, je discute avec des amis et des proches sur l’avenir de mon pays. Mais que puis-je faire ? Je n’ai plus de pouvoir et cela ne m’intéresse plus », a-t-il indiqué. Plus que cela Khaled Nezzar rappelle qu’il a quitté le pouvoir en 1994 de son « propre gré » et que « cela ne m’intéresse pas ».

Même plus loin dans l’histoire du pays, Khaled Nezzar a rappelé que l’armée ne « faisait pas tout ». « En 1979, ce n’était pas l’armée qui a ramené Chadli. C’était Kasdi Merbah et deux autres personnes, donc trois officiers, mais pas toute l’armée », a-t-il assuré tout en révélant qu’il était lui-même « contre » la nomination de Chadli Bendjedid comme président de la République.

Même lors de l’arrêt du processus électoral en 1992, Khaled Nezzar rappelle que « sa voix n’était qu’une voix parmi d’autres ». En revanche, il dit assumer le fait demander au « président Bendjedid d’assumer es responsabilités ou j’assume les miennes ». « Et ben, j’ai assumé mes responsabilités et je ne regrette rien end dehors des morts ». Il a également accusé le « pouvoir politique d’être responsable » des évènements d’octobre 1988.

La carrière politique de Khaled Nezzar, qui se résume entre 1988 et 1994, sera racontée dans un nouveau tome qui s’appellera « séquence politique ». Le livre sortira en octobre prochain.