Après le crash de l’avion de l’armée de l’air qui a provoqué la mort de 257 personnes, les premières décisions commencent à tomber.

Selon plusieurs sources concordantes, le haut commandement de l’armée populaire et nationale (ANP) a décidé de suspendre une vingtaine de responsables militaires. Il n’y a pour l’instant pas de radiation, ni de poursuites en justice pour la simple raison que les autorités attendent les conclusions de la commission d’enquête diligentée juste après ce terrible drame.

Par ailleurs, sur le terrain, les autorités militaires ont décidé de prendre les premières décisions pratiques. Ainsi, les personnes civiles, notamment les familles de soldats, sont désormais interdites de prendre les avions de l’armée. Pour rejoindre leurs proches, les parents vont compter donc sur le transport terrestre ou ferroviaire même s’ils doivent subir tous les désagréments que l’on peut imaginer lorsqu’il faut parcourir le territoire national.

Mais les autorités militaires ont le sentiment que cet accident a terni l’image de l’armée qui s’est permise, jusque-là de faire du social en transportant des civils et des familles de soldats. D’où la célérité avec laquelle les dirigeants de l’ANP ont adopté ces nouvelles mesures.