Le Bureau d’Oran de la Ligue Algérienne de Défense des Droits de l’Homme (LADDH) est sous le choc. Dans une lettre parvenue à notre Rédaction, il dénonce une terrifiante vendetta organisée par des personnes encagoulées avec des chiens et armées de sabres et d’épées contre des migrants subsahariens réfugiés au niveau de la cité des Amandiers à Oran.

« Depuis plusieurs jours il y a des attaques criminelles menées par des personnes
encagoulées qui pénètrent dans ce qui leur sert de logement pour les agresser, les voler , les violenter, violer leurs femmes et cela sans qu’aucune autorité n’intervienne », raconte la lettre du bureau d’Oran de la LADDH

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« La peur qui s’est installée au sein des migrants subsahariens font qu’ils ne peuvent ni
sortir ni même dormir. Ils demandent à être regroupés dans un centre ou l’Etat peut leur assurer leur sécurité en attendant les dispositions de retour dans leur propre pays », explique encore la même source selon laquelle des bandes criminelles profitent de la  « politique très agressive envers les migrants déclenchée par les autorités lors des expulsions collectives » pour commettre leurs forfaits.

« Le Bureau d’Oran de la LADDH fait assumer toute la responsabilité de ce qui peut
advenir comme crime ou violence envers les migrants subsahariens à partir de cette nuit même aux autorités car il est de leur devoir d’assumer la sécurité de ces personnes sans défense », déplore enfin la même source. Il est à signaler, en dernier lieu, que la situation des migrants subsahariens en Algérie préoccupe énormément les ONG et défenseurs des droits de l’Homme. Même sur le plan international, l’Algérie est épinglée pour les mauvais traitements infligés à ces réfugiés désespérés en quête de survie après avoir fui leurs pays frappés par la sécheresse ou la guerre.