Le scandale des 18 millions d’euros de pots-de-vin versés à des intermédiaires algériens par le groupe espagnol Villar Mir pour l’obtention du projet de construction, en Algérie, d’une usine de production d’ammoniac à Arzew n’a toujours pas livré tous ses secrets. 

L’affaire est toujours au coeur d’une enquête judiciaire déclenchée par le tribunal de l’Audiencia Nacional basé à Madrid. Néanmoins, Algérie Part a pu confirmer qu’une malencontreuse erreur dans le traitement de ce dossier a donné lieu à une regrettable confusion.

En effet, plusieurs titres de la presse algérienne ont cru savoir que le général Zine El Abidine Hachichi, ancien commandant de la Gendarmerie Nationale au cours des années 80, ancien chef de la 2e région militaire et ancien premier responsable de l’Académie Interarmes de Cherchell, était mêlé à cette troublante affaire.

En vérité, retraité de l’Armée Nationale et Populaire depuis le 1er avril 1988, le général Zine El Abidine Hachichi n’a aucune relation directe ou indirecte avec le scandale du groupe Villar Mir, l’un des actionnaires de FERTIAL Spa, société des fertilisants d’Algérie.

L’homme qui est cité dans ce dossier par l’enquête judiciaire menée à Madrid est Zine Hachichi. Il s’agit d’une toute autre personne. Zine Hachichi est interprète professionnel en espagnol à la Présidence de la République depuis les années 80. Il est soupçonné d’avoir actionné des réseaux pour soutirer des rétrocommissions au groupe espagnol en échange de facilitations précieuses dans l’obtention de marchés très juteux en Algérie.

L’enquête judiciaire n’a pas encore livré toutes ses conclusions. Algérie Part poursuit ses investigations et reviendra sur ce sujet dans ses prochaines publications.