Les propos du Premier-ministre, Ahmed Ouyahia, à propos de l’impossibilité de libérer le tourisme dans le Sud du pays ne passent pas chez les populations de la région. Un groupe de 8 députés issus des wilayas du Sud du pays ont, d’ailleurs, violemment réagi aux propos du Premier ministre. Ils ont rejoint ainsi les agences de voyages qui ont invité le gouvernement à revoir sa copie sur ce sujet.

Dans une lettre ouverte adressée au Premier ministre, 8 députés du Sud, issus de différentes formations politiques en dehors du FLN et du RND, ont interpellé le gouvernement sur les conséquences d’une telle décision. Ils estiment que « rien ne justifie » de tels propos qui « nuiraient gravement » à la situation de l’emploi dans ces zones éloignées du pays.

Plus que cela, les parlementaires rappellent au Premier ministre qu’officiellement « la situation sécuritaire s’est rétablie » dans cette partie du territoire nationale. « Le discours officiel dit pourtant que la situation sécuritaire est bonne. Puis, dans les circuits touristiques, il n’y a aucun problème de sécurité. Les frontières sont à 500 Km des sites touristiques », indiquent ces parlementaires.

Il y a quelques jours, ce sont les représentants des agences de voyages qui ont interpellé le premier ministre. Ils ont notamment mis en avant le poids du secteur touristiques dans le développement des régions sahariennes.

Lors de sa conférence de presse de la semaine dernière, le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, avait indiqué que les autorités ne voulaient pas libérer le tourisme saharien à cause des risques sur la sécurité des touristes. Le Premier Ministre a notamment évoqué des risques de kidnapping.