Mr Omeiri Mustapha est l’exploitant d’une petite société privée de transport, qui avait décroché un contrat avec la société NAFTAL à Blida pour le transport de son personnel.

Le contrat signé avec Naftal Blida pour plusieurs lignes, prévoyait une rotation de voyage sur la ligne BLIDA – BOU ISMAIL sur la base d’un montant de 2500 DA pour une rotation conformément au document ci-aprés.

Omeiri Mustapha demeurant à El Affroun et père de 4 enfants, travaillait de 04 heures du matin jusqu’à très souvent tard dans la nuit et assurait ainsi dès fois jusqu’à à 8 rotations par jour et même plus.

C’est la khobza, le travail ne me fait pas peur, au moins j’assure le pain à toute ma famille avec dignité’’ nous a-t-il affirmé avec de l’émotion dans la voix.

Après quelques mois de travail et vu le montant important que lui devait l’entreprise publique il a demandé à être payé pour faire face à ses charges.

Quelle n’a été sa surprise lorsque ses indélicats interlocuteurs au sein de Naftal, avaient exigé de lui, pour espérer être payé, une commission de 10% sur le montant qui lui était dû, pour tout le travail qu’il avait jusque-là honoré sans rien demander…

Ayant refusé l’acte de corruption imposé car contraire à ses principes et en l’absence de paiement de ses prestations, Omeiri décide de saisir la justice en Juillet 2016 et en Avril 2017.

Naftal à alors transmis des documents à la Justice que Mr Omeiri réfute complétement et déclare :

 je n’ai jamais vu ces documents et je ne les ai jamais signés, la signature apposée sur les documents produits n’est pas la mienne !’’

Le tribunal de Blida avait décidé de nommer des experts pour pouvoir statuer sur cette surprenante affaire.

Cette affaire prend alors des tournures encore plus surprenantes quand les experts font parvenir deux contrats différents à la justice…

Nous avons pu avoir une copie de ces deux contrats que nous mettons à votre disposition.

Dans la première copie du contrat en possession de l’opérateur de transport privé, portant un timbre d’enregistrement, il est bien stipulé que le paiement s’effectuerait pour un montant de 2500 DA par jour pour une rotation.

Dans la seconde copie du contrat en possession de Naftal et produits par un des expert, dépourvue du timbre d’enregistrement, et qui contiendrait la signature contestée de Mr Omeiri, il est spécifié un montant de prestation de 2500 DA par journée et ce, quel que soit le nombre de rotations…

La justice, semble-t-il, tarde à prendre une décision dans ce qui à trait à un faux et usage de faux et à un chantage immoral liant une entreprise privée à une des plus éminentes entreprise publique d’Algérie.

Devant les délais qui se rallongent et qui précipitent chaque jour l’entreprise de Mr Omeiri dans la précarité, celui-ci a décidé de saisir le Procureur général de Blida, le Ministre de la Justice, l’office centrale de la répression de la corruption financière, la ligue des droits de l’Homme et même Le Président de la République.

Malgré de nombreuses promesses de voir son affaire se régler, ses requêtes sont restées lettre morte pour le moment.

L’Inspecteur Général du Ministère de la Justice m’a reçu et a déclaré que j’avais raison, il a alors promis de faire le nécessaire, mais au tribunal de Blida tout cesse dès lors qu’il s’agit de Naftal !’’

La société Naftal serait-elle au-dessus de la loi ?

Monsieur le Ministre de l’Energie, acceptez qu’un de vos prestataires ne soit pas payé, uniquement parce qu’il aurait refusé de payer une commission à des employés de Naftal ?

Monsieur le Ministre de la Justice, tolérez-vous que dans un tribunal de notre pays, de faux documents y soient présentés, pour influer sur une décision de justice sensée être rendue au nom du peuple algérien ?

Des réponses que nous attendons. Notre enquête se poursuit.