L’Armée algérienne dispose chaque année d’un budget considérable dont le montant avoisine les 11 milliards de dollars. Pendant de longues années, des budgets colossaux ont été dépensés par l’Etat-Major de l’Armée algérienne. Et malgré cette panne financière, de nombreux accidents aériens et crashs ont endeuillé l’Algérie.

L’Armée Nationale et Populaire (ANP) utilise-t-elle rationnellement tout cet argent qui lui a été consacré depuis des années ? Mais où sont donc partis tous ces milliards de dollars ? Pour la première fois, ce sujet tabou a été brisé à la télévision algérienne. L’Emission Impossible, l’émission satirique et d’investigation diffusée avec la participation de l’équipe d’Algérie Part chaque samedi soir à 21 H, a abordé dans son menu ces questions qui reflètent les préoccupation de tous les Algériens accablés et attristés par la tragédie du crash militaire de Boufarik.

Sur le plateau, Ramdane Hamlat, Le colonel et haut gradé à la retraite, a expliqué clairement que ces budgets colossaux ont servi à moderniser les équipements dépassés et arriérés de l’ANP qui avait souffert de l’embargo des années 90 en raison des événements de la décennie noire. A en croire, cet officier à la retraite, l’ANP ne tolère aucune pratique opaque et ne verse jamais dans les détournements des deniers publics. “Tous les officiers qui ont tenté de jouer avec l’argent public ont été sévèrement punis et traduits devant les tribunaux”, assure le Colonel Ramdane Hamlat.

Ce dernier a énuméré également une longue liste des réalisations accomplies grâce aux récentes dépenses de l’ANP : acquisition de batteries anti-aériennes, de missiles longues portées, de nouveaux chars blindés, etc. Le colonel Ramdane Hamlat a expliqué aussi que la manne salariale des officiers et soldats de l’ANP représente une importante charge financière qui justifie les budgets élevés accordés au ministère de la Défense Nationale.

Notons enfin qu’Abdou Semmar, le rédacteur en Chef d’Algérie Part, a insisté sur les défaillances dangereuses du contrôle de la gestion des budgets du ministère de la Défense. Il a souligné que le Parlement doit être autorisé à convoquer les décideurs militaires pour s’expliquer et justifier les investissements consentis sur les marchés conclus lors des acquisitions du matériel d’armement à l’étranger. Un riche et important débat à revoir sur :