L’Algérie a été épinglée à Genève pour ses atteintes aux droits des migrants subsahariens. Des représentants du Syndicat National Autonome des Personnels de l’Administration Publique (SNAPAP) se sont déplacés à Genève, entre le 09 et le 11 de ce mois d’avril avec des représentants du réseau Euro-méditerranéen des droits de l’homme pour présenter un rapport complet sur le traitement des travailleurs migrants et de leur famille en Algérie à la lumière de Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille. 

Ce rapport comporte quatre points relatifs à la situation dramatique des réfugiés étrangers en Algérie. Ce rapport accuse les autorités algériennes de non-respect de la convention internationale car les articles de la Loi n° 08-11 vont à l’encontre des articles de la convention des Nations-Unies sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants.

Le même rapport relève la non-application des articles de la Loi n° 08-11 concernant plusieurs questions notamment le refus de notification des expulsions aux travailleurs migrants, le refus de permettre aux travailleurs migrants de faire des recours. Il est également question de la répression des défenseurs Algériens des droits des travailleurs migrants et des membres de leur famille. Les observateurs du SNAPAP ont noté aussi la campagne haineuse contre les travailleurs migrants lancées par des hommes politiques de premier rang en Algérie.

D’autre part, la délégation du SNAPAP a été entendue en plénière le 09-04-2018 comme elle a été en réunion à huit clos avec des représentants du comité sur les travailleurs migrants de l’ONU.  Elle a été aussi présente lors du débat entre la délégation Algérienne et les membres du comité des travailleurs migrants, notamment les deux rapporteurs du dossier Algérie, qui n’ont pas manqué de soulever un grand nombre de questions quand à la non-conformité entre non seulement le rapport officiel déposé par  l’Algérie et les informations recueillies par le comité mais aussi le refus d’appliquer la convention internationale et le manque total de données factuelles sur plusieurs questions soulevées par le comité.

L’Algérie est pressée enfin de renforcer la protection des étrangers accordée à tous les étrangers qu’ils soient en situation régulière ou non. Par ailleurs, les expulsions doivent se faire sur une base individuelle sur la base de l’intervention d’une instance judiciaire comme il doit être permis un recours devant les juridictions compétentes.

Soulignons en dernier lieu que la délégation Algérienne a promis aux membres du comité de lui fournir les informations demandées ordonnances émises par les instances judiciaires suite au recours formulés, statistiques précises, liste des ONG et structures ayant participé ou ayant donné leur avis après consultation du rapport officiel etc…