Ce samedi matin, lors d’une conférence de presse animée au Centre international des conférences (CIC) à Alger, Ahmed Ouyahia a rompu le silence sur l’une des polémiques qui ne cesse de prendre des dimensions alarmantes en Algérie, à savoir la cherté des véhicules neufs assemblés dans les usines de montage lancés en Algérie. 

Après une période de silence qui avait intrigué les observateurs politiques et l’opinion publique, le Premier ministre a répondu ouvertement à toutes les questions concernant les problèmes actuels du pays. S’agissant de la cherté des voitures neuves, Ahmed Ouyahia a promis aux algériens que les prix vont changer à l’avenir. « D’ici une période de deux ans, vous allez remarquer que les prix vont baisser. La concurrence va se relancer et les usines de montage fonctionneront à plein régime », a indiqué Ouyahia d’après lequel la crise actuelle du marché automobile s’explique par la faiblesse de la production des usines de montage existants en Algérie.

« Il y a aujourd’hui 6 usines en Algérie. Mais il y a à peine 2 ou trois marques qui produisent des quantités dérisoires de véhicules neufs. D’ici deux à trois sans, nous allons atteindre une production de 250 mille véhicules. Et à partir de ce moment-là, la concurrence sera relancée », a expliqué le Premier-ministre selon lequel les prix seront régulés au fur à mesure durant cette période nécessaire à la mise en marche des projets lancés dans le secteur de l’automobile.

Ahmed Ouyahia a défendu, enfin, l’interdiction d’importation des véhicules neufs en Algérie. « Nous importions par le passé 600 mille véhicules neufs par an. C’est une aberration ! Dieu merci, le gouvernement a arrêté ces importations », a expliqué enfin le Premier-ministre qui continue de croire dur en fer à l’avenir prometteur du montage des véhicules en Algérie.