Enfin une explication de sa part. Ahmed Ouyahia sort de son silence et donne des indications précises sur sa relation avec la Présidence de la République. Le premier-ministre, lors d’une conférence de presse animée ce samedi matin à Alger, a répondu questions concernant les prétendues « les tensions » qui l’opposent au Chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika.

« Je vous explique quelque chose de simple : le Premier ministre est nommé par la présidence. Quand ça ne marche pas, le président a une solution très simple, il met fin aux fonctions du Premier ministre », a-t-il dit sans aucun faux fuyant.

Ouyahia a tenté, ainsi, de balayer d’un revers de la main toutes ces rumeurs. Et pour ce faire, il a défendu bec et ongles son bilan économique. A en croire Ahmed Ouyahia, les résultats réalisés par l’Algérie en 2017 étaient « corrects », malgré une crise économique sévère due à une chute drastique  des cours du pétrole.

Pour illustrer ses propos, le Premier ministre a avancé que l’économie nationale avait enregistré en 2017, un investissement de l’ordre de 3.500 milliards DA (environ 30 milliards de dollars américains) par le biais du budget public et des crédits bancaires. « Nous pouvons rajouter à ce montant (3.500 milliards DA) et sans exagération, 50% de plus, provenant des investissements directs et de l’économie parallèle », a-t-il précisé.

« L’année 2018 sera sans aucun doute meilleure que l’année précédente pour plusieurs raisons à commencer par l’augmentation, par l’Etat, du volume des budgets, ainsi que la dynamique que connaissent l’économie et l’investissement depuis le deuxième semestre de 2017 et les premiers mois de l’année en cours », a promis enfin Ahmed Ouyahia. Reste à savoir si les Algériens seront convaincus par ses pronostics optimistes.