Dans une lettre adressée au Wali d’Oran en date du 2 Avril 2018 par l’Association ”les habitants de la cité des 1500 LOGTS d’USTO’’, Mr Bouchakour Errahmani Ahmed, le Président fondateur de cette association a exposé de graves dépassements qu’il a subi de la part d’un avocat et de sa famille.

Mr Bouchakour nous a transmis cette lettre ou il désigne fermement un homme de loi, comme l’instigateur de l’expulsion musclée et à main armée contre les locaux de son association.

Nous y avons appris que l’association qu’il préside a été agréée par les services de la Wilaya d’Oran (DRALMG/SR) en date du 22/10/1990 sous la Référence 22915. L’association est apolitique et d’utilité publique car elle n’œuvre que pour l’intérêt général. Les adhérents en majorité depuis son lancement sont les résidents de la cité, composés d’enseignants Universitaires et de Médecins hospitaliers des établissements du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique et certains fonctionnaires et travailleurs de ce corps.

Le Président Bouchakour nous a informé qu’en en 1990, il avait proposé comme siège officiel de l’association, une des deux caves abandonnées situées au sous-sol du Bat 501 Entrée 11 d’une superficie de 80 m², dans le même immeuble habité par le président fondateur.

Cette adresse est d’ailleurs portée sur le récépissé d’agrément.

Une fois les procédures de contrôles et toutes les autorisations acquises, le local fut aménagé par l’association à travers les subventions accordées par la DJS et ce durant les trois premières années de la vie de l’association (1990 -1993).

L’association a toujours été à jour de ses cotisations pour l’organisation et la tenue des nombreuses activités culturelles, scientifiques comme les cours de soutien aux élèves en échec scolaire, ainsi que des activités artisanales de couture pour femmes de la cité, des opérations de reboisement et de jardinage, de dépôts et de collecte des ordures ménagères, de sensibilisations diverses au civisme et au bon comportement à vivre ensemble…

En 2004, dans le cadre du projet MEDA II, cette association avait bénéficié d’une subvention de 118 millions de centimes de l’Union Européenne pour la réalisation de projets conformes à l’objectif global de l’association.

Avec ce don accordé par l’U.E, l’association avait acquis : 06 micro-ordinateurs, une imprimante, des tableaux blancs, tables et chaises, un photocopieur, un téléphone fax, divers outils et équipements de jardinage, de maçonnerie et de ferronnerie comme un poste à soudure…

A travers ses équipements l’association a entamé des travaux d’embellissements des locaux de l’association dans cette cave et dans un autre bureau de 20 m² loué par l’OPGI et situé au Bat 514 Entrée07 local N°10 à proximité du siège officiel.

Ignorée par l’OPGI et à défaut de l’existence d’une conciergerie dans les immeubles de la cité, ni dans la commune de Bir-El-Djir qui administre depuis 1986 le quartier, l’association a commencé à reboiser la cité avec des plants d’arbres acquis de la pépinière Ben Ahmed de Bir-El-Djir, avec l’aide de la Direction de la Conservation des Forêts de la Wilaya d’ORAN.

L’association a procédé à l’organisation des points de dépôts et de collecte des ordures ménagères de tous les blocs de bâtiments dépourvus de conciergeries, en y achetant des bacs PVC noirs sans la contribution ni de l’OPGI Oran et ni de l’APC de Bir-EL-Djir jusqu’en 2004 quand l’Epic propreté avait commencé à mettre à disposition des bacs verts.

L’association a œuvré auprès des entreprises publiques telles la SONELGAZ , la SEOR , les PTT pour être desservies en électricité, eau et courrier et auprès de l’académie d’ORAN pour projeter la construction d’écoles et de collèges.

Notre combat fut difficile et grâce à Dieu et avec notre persévérance nous avons apporté certaines améliorations à nos commodités du quotidien et fait sortir notre cité de la pauvreté mais il reste encore beaucoup à faire…’’ déclare Mr Bouchakour.

En 2014, Mme Haouche ZINEB, propriétaire et occupant seule un F3 au rez-de-chaussée, juste au-dessus du siège officiel de l’association, exigea de lui restituer la cave située sous son domicile, alors que ce n’est guère sa propriété car nullement stipulé ou formulé dans aucun article de son contrat d’achat notarié en date de 2002.

Les événements se précipitent et le 26 Septembre 2014, les deux fils de cette même voisine : Haouche Nourredine (né le 15/05/1975) dit Boubekeur et Abdallah (né le 15/03/1961) accompagnés de leur beau-frère et gendre l’avocat Hadj Larbi Mustapha, sont intervenus, armés de marteaux, de haches et d’épées pour prendre possession du local de l’association.

Il est à noter que ces trois personnes ne sont résidents ni de l’immeuble ni de la cité.

Les actes de violation et de vandalisme ont entrainé la destruction de la serrure du siège officiel, ces trois personnes ont alors pénétré de force dans le local de l’association et les archives ont alors été jetés dans la rue comme le montre la vidéo ci-après…


Ainsi, voilà un homme censé représenter la loi a préféré utiliser la force et la violence contre un bien appartenant à OPGI dont jouit une association en encourageant ses proches à vandaliser, saboter et détruire des biens mobiliers et immobiliers.

Le but de cette descente était manifestement de squatter ce lieu, afin d’en faire une habitation illégale en attendant d’être recensé par les services sociaux et de bénéficier de l’Etat Algérien d’un autre logement.

Une fois qu’ils vont avoir un logement, ils vont revendre cette cave à nouveau à coups de millions à quelqu’un d’autre qui refera la même chose à son tour…’’ affirmera à son tour un habitant de la cité.

Cet avocat déclare même qu’au motif qu’aucun des deux résidents ne possède de document d’attribution ou d’affectation de l’OPGI, il est alors permis et autorisé à la famille Haouche d’utiliser la force et la violence pour s’emparer de toutes les pièces de la cave située sous son appartement et de détruire tous les effets et biens d’une association …

Voilà comment l’arbitraire et la hogra sont érigées en droit dans notre pays, et ce à l’égard de ceux et celles qui souhaitent humblement d’apporter une quelconque amélioration à leur niveau.

Une plainte fut déposée auprès de la SU N°21 d’USTO, des agents se sont alors déplacés pour constater les dégâts sans aucune intervention pour la protection des biens de l’association. Leur seule recommandation a été de les conseiller de s’adresser à la justice et au Procureur de la République de cité Djamel d’ORAN…

A quatre reprises depuis septembre 2014, l’association de locataires a esté en justice toute cette famille à comparaitre devant les tribunaux de Yaghmoracen en référé, au civil et au pénal de la Cité Djamel, pour avoir attaqué au marteau tenu par la personne au T-shirt rayé prénommé Abdallah, comme le montre la vidéo mise à la disposition de nos lecteurs.

Une plainte fut adressée auprès de Monsieur le Bâtonnier d’ORAN en date du 21 Août 2017, lequel dans une entrevue accordée à la cour d’Oran, déclara son impuissance à résoudre ce problème.

Plusieurs requêtes furent adressées depuis 2014 à ce jour à la Direction de l’OPGI d’ORAN qui demeura imperturbable malgré les photos et les procès-verbaux de constats d’huissier sur les lieux…

Même réaction à la Wilaya d’ORAN et au DRAG, à l’APC et à la Daïra de BIR EL DJIR, à la Direction de la Sureté de wilaya d’ORAN, au Commandement de Gendarmerie de Saint-Hubert d’ORAN, aux Ministères de l’Intérieur, Ministère de l’Habitat, Ministère de la Justice et au Chef du Gouvernement de la RADP…

Des PV furent établis par la Gendarmerie de l’USTO et retransmis à la tutelle, Monsieur Bouchakour avait pourtant été entendu par les services de CCI de la Direction de la Sureté de Wilaya.

Le procureur du parquet de la cour d’ORAN, à la demande de son ministère a reçu et auditionné le Président de l’association le 23 janvier 2018. Le PV d’audition a été signé et retransmis au Ministère de la Justice le 18/02/2018, sans suite à ce jour…

Le fils HAOUCHE Nourredine qui a volé le siège de l’association tout en gardant un bureau d’écolier, des machines à coudre portatives et le poste à souder appartenant à l’association, s’est installé définitivement en famille.

Il a procédé à des travaux de maçonnerie, d’aménagement de dalles de sol et de destruction des piliers du bâtiment à coups de perforeuse durant les week-ends, sans que les services de l’OPGI ou autres autorités n’interviennent…

Si la société civile ne s’implique plus c’est parce que l’Etat de droit n’existe plus’’ se plaint Mr Bouchakour, qui demande à Monsieur le Wali d’ORAN, représentant l’autorité et garant de l’existence des associations affiliées, d’exiger de l’OPGI d’Oran de réaffecter cette cave à l’association en procédant à l’expulsion des intrus et de protéger sa famille et le patrimoine de l’association.

Pourquoi la justice peine à instruire l’affaire.

Une triste histoire qui doit connaître beaucoup d’autres similaires et qui annihile toutes initiatives citoyennes… Le Gouvernement va-t-il enfin un jour réagir ?