Ces derniers temps, ce phénomène fait des ravages sur le web algérien : des sites spécialisés en automobile pullulent et distillent régulièrement des informations infondées induisant en erreur de nombreux algériens en quête de données fiables dans cette jungle qu’est devenu le marché automobile algérien. 

A la crise vient s’ajouter la bêtise. Des sites que l’on ne compte plus diffusent matin et soir des données erronées sur les modèles des voitures vendues ou assemblées dans des unités de montage en Algérie. Ces soi-disant « médias spécialisés » se multiplient comme des champignons sur la webosphère algérienne. Et au lieu de faire dans le professionnalisme et la rigueur, ils versent dans le bricolage amateur comme dans le cas du site Autobip qui se présente comme l’un des carrefours incontournables pour « tâter le pouls » du marché automobile en Algérie.

Dernièrement, ce site s’est distingué par une présentation ridicule et erronée de la Creta de Hyundai qui est commercialisée dans notre pays à partir de l’usine de montage des véhicules de Tiaret. Force est également de constater que ce véhicule Hyundai a eu droit à un traitement de faveur de la part des administrateurs de ce site puisque tous les commentaires hostiles et négatifs lui ont été réservés au nom de la sacro-sainte campagne « Khelliha tssadi (Laissez-la rouiller) ». Subtilement ou sournoisement, les administrateurs d’Autobip laissent faire étrangement les critiques à l’encontre des véhicules Hyundai alors que les véhicules des autres marques concurrentes, des voitures assemblées et montées également en Algérie, jouissent d’un traitement nettement plus clément dans les commentaires.

Décidément, l’information automobile en Algérie sert, d’abord, à privilégier une marque au détriment d’une autre, à défendre un annonceur contre un autre. Les positions changent au grès des chèques et des contrats de publicité. Ce n’est pas sérieux et les Algériens l’ont bien compris.