Visiblement agacée par les mesures économiques du gouvernement algérien, l’Union européenne a violemment réagi.

“En Algérie, beaucoup des choses qu’ils font, ne sont pas en conformité avec nos accords de libre-échange”, a effectivement déclaré Cecilia Malmström, la commissaire européenne au Commerce dans une réponse à un député européen qui l’a interrogé sur les décisions algériennes portant sur la restriction d’importation de certains produits et services. Ces décisions « favorisent la Chine », a-t-elle encore ajouté. La Chine est redevenue, en vérité, le premier fournisseur de l’Algérie ces dernières années.

“Il faut qu’on trouve des solutions, sinon il faudra évoquer, dans l’accord, les clauses de règlement de différend”, a-t-elle encore averti. “Nous sommes dans un échange de lettres et discussions avec les autorités algériennes à ce sujet”, a encore indiqué la responsable de la Commission européenne.

Avant cette sortie virulente, les dirigeants espagnols ont déjà exprimé leur mécontentement face à la décision des autorités algériennes de bloquer l’importation de certains produits provenant de leur pays. Ahmed Ouyahia a répondu par un appel à la compréhension des responsables européens prétextant le contexte très difficile que traverse l’Algérie en raison de l’actuelle crise financière.