En plein polémique avec les autorités marocaines sur la présence des forces du Polisario dans une zone tampon au Sahara Occidental, le vice-ministre de la défense nationale et Chef de l’Etat-Major de l’Armée algérienne, Ahmed-Gaïd Salah, est allé inspecter les unités militaires stationnées à la frontière Ouest du pays.

Lundi, le général-major Ahmed Gaid-Salah a relevé une quête de l’armée de « rehausser le principe de complémentarité dans les missions qui incombent aux unités de combat et de soutien ». D’après le premier responsable de l’armée algérienne, les défis de l’heure « nous impose nécessairement de satisfaire, voire de remplir impérativement une des conditions les plus essentielles du travail professionnel efficace, qu’est l’adaptabilité avec les missions assignées, car la complémentarité   est quand l’élément militaire conçoit que son unité militaire fait partie d’un ensemble, une partie délimitée par le cadre professionnel qui lui   incombe, et la mission de combat qu’il doit mener à bien, avec toute la rigueur requise et la responsabilité dont il est en charge ».

Notons, par ailleurs, que le chef d’Etat-Major de l’ANP n’a pas tenu de discours politique. Mais sa visite dans cette wilaya stratégique de Naâma, située à la frontière ouest du pays, ne peut être dissociée des derniers développements survenus dans la région.

Il s’agit notamment du discours de plus en plus belliqueux des autorités marocaines qui menacent de recourir aux armes contre des combattants du Polisario, stationnés à la frontière Nord-Est séparant le Maroc du Sahara Occidental. Des sources rapportées par des médias occidentaux indiquent à ce propos que c’est par le biais de l’ambassadeur et Chef de délégation de l’Union Européenne à Alger que les Marocains ont transmis ce message à l’Algérie.