Selon un communique de l’ONU, l’Algérie passera cette année de 2018 devant trois commission pour un examen sur la situation des droits de l’homme, migration et le monde de travail.

Ce lundi 09 avril, le gouvernement algérien est programmé pour un examen devant le Comité pour la protection des droits de tous les travailleurs migrants  dans sa 28e session à Genève. A ce titre, le Syndicat National Autonome des Personnels de l’Administration Publique (SNAPAP) en tant qu’ONG syndicale présentera dans ce cadre un plaidoyer sur la situation des migrants. D’autres Etats comme la Guyane, Saint Vincent-et-les-Grenadines seront aussi soumis au même examen entre le 9 – 20 avril de cette année.

Il est à noter que la délégation du SNAPAP présente à Genève  est présidée par M. Rachid MALAOUI. L’Algérie sera aussi examinée par le Comité des droits de l’homme lors de la 123e session avec le Bahreïn et le Laos entre le 2 – 20 juillet 2018.

Et enfin devant l’Organisation internationale du Travail pendant la Conférence internationale du Travail qui se déroulera en marge de la 107e session dont les travaux sont prévus du 28 mai au 8 juin 2018.

Concernant les migrants, plusieurs observateurs ont relevé qu’en dépit de la ratification de la convention de 1990 traitant des travailleurs migrants et leurs familles en 2005, l’Algérie continue à ne pas respecter ses engagements internationaux en refusant d’accorder des permis de travail et des visas de séjour  tout en procédant à des expulsions massives dont le chiffre a atteint 27 000 refoulements depuis l’année 2015 selon le ministère de l’intérieur.

L’Algérie devra donc se préparer à essuyer des sérieuses critiques lorsqu’elle passera en examen aujourd’hui à Genève.