Les idées véhiculées par le Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie (MAK) commencent à susciter l’inquiétude y compris à l’étranger. En France, les autorités d’une ville située en Normandie ont décidé tout bonnement d’annuler tout un événement culturel que le MAK tentait de transformer en un meeting pour défendre son projet séparatiste. 

Algérie Part a obtenu, en effet, un document exclusif émanant de la mairie de la ville de Harfleur, une commune française située dans le département de la Seine-Maritime, en région Normandie, où les autorités locales expliquent pourquoi ils refusent d’accueillir sur leur territoire Ferhat Mehenni, le leader du mouvement séparatiste.

Les autorités de la ville de Harfleur ont même qualifié dans leur courrier le MAK de “mouvement d’extrême droite algérienne”. La municipalité de cette ville française estime, par ailleurs, que le projet du MAK est contraire à ses valeurs de solidarité et de tolérance.

Ce n’est pas la première fois qu’une autorité politique en France s’oppose ouvertement à une mobilisation favorable au MAK. Le 25 septembre 2017, un ancien député du Gard, sud de la France, Bernard Deschamps, avait saisi le directeur du journal L’Humanité pour dénoncer la présence d’un stand du MAK (Mouvement pour l’Autodétermination de l’Algérie) à la récente fête de l’Humanité à La Courneuve.

“En effet, il s’agit d’un mouvement d’extrême-droite qui, en 2014, est passé de la revendication de l’autonomie à celle de l’autodétermination et se prononce pour un Etat indépendant de la Kabylie”, avait expliqué cet ancien député français tout en relevant que le MAK est “une organisation séparatiste qui complote pour déstabiliser l’Algérie avec l’aide de pays étrangers.” “Son fondateur Ferhat Mehenni (présent à la fête de l’Huma), avait été reçu officiellement le 20 mai 2012 en Israël et par la suite, au Québec, devant le Centre consultatif des relations juives et israéliennes, il avait appelé Israël à soutenir  les droits du peuple kabyle”, s’était indigné enfin Bernard Deschamps.