Avant que ne se tiennent les Jeux Olympiques de Londres en 2012, l’Association des Comités Nationaux Olympiques Africains (ACNOA) a souhaité réaliser un espace de communication et de convivialité appelé Africa Village dont elle a confié l’organisation à la société Pixcom CMC dirigée par Mr Barbier.

Alors que cette initiative avait été couronnée de succès, quelques jours avant la fin de l’événement sportif, la société Pixcom CMC avait déclaré à travers Mr Alain Barbier en sa qualité de PDG, n’avoir pas été payée par l’ACNOA…

Entre 2012 et 2016, l’ACNOA n’avait cessé d’accuser, y compris devant les tribunaux français, Mr Alain Barbier d’avoir détourné cet argent sans le redistribuer à ses prestataires !

Mustapha Berraf avait alors reçu un mandat du Président de l’association de l’époque, Mr Lassana Palenfo, afin de défendre l’ACNOA.

Le comité olympique algérien pensant venir au secours de l’ACNOA, avait alors apporté une pièce la veille même de la date de clôture pour la transmission des conclusions à la Justice…

Il s’agissait d’un jugement rendu par une cour d’Alger, à l’encontre de Mr Barbier suite à une action initiée par le Comité Olympique Algérien de Mr Mustapha Berraf pour un soi-disant double encaissement de la location de l’espace « Algérien » dans l’Africa Village…

Selon plusieurs sources, cette accusation serait fausse, sans fondement et très facilement démontrable par des documents officiels issus de la banque algérienne concernée, écrivant qu’elle n’avait jamais pu verser les fonds à la société Pixcom CMC.

Une telle manipulation de la Justice avait été facile à contrer car les accusations proférées par le Comité Olympique Algérien, mené par Mustapha Berraf, étaient infondées.

 »Le comité de Mr Mustapha Berraf, en organisant une telle mascarade connaissait tout à fait la réalité des faits, mais sa volonté de fabriquer une pièce à charge était plus importante que la vérité’’ dit-on dans les milieux initiés.

La Justice française, à travers le tribunal de grande instance de Nanterre, n’a bien évidemment pas pris en compte la manœuvre de Mr Berraf, mais a donné raison à Pixcom CMC en première instance le 20 Juin 2014, l’ACNOA, comme il fallait s’y attendre, a fait appel de cette décision.

Alain Babier – PDG De PIXCOM CMC

Le conflit Africa Village qui oppose Mr Barbier et la société Pixcom CMC à l’ACNOA s’est donc tenu une seconde fois devant la Cour d‘appel de Versailles au début de l’été 2016.

L’ACNOA, dans un jugement définitif, a été finalement déboutée de sa demande le 29 septembre 2016, la cour d’appel de Versailles ayant jugé que l’association africaine n’avait pas cherché à régler le contentieux à l’amiable comme le prévoit pourtant son contrat avec la société Pixcom d’Alain Barbier.

Mustapha Berraf quant à lui a été convoqué par le tribunal correctionnel de Paris pour diffamation car en janvier 2017, Mustapha Berraf avait accusé Alain Barbier dans un article publié sur Le Soir d’Algérie, d’avoir touché de manière irrégulière de l’argent du COA pour l’organisation du stand Algérie du Village Afrique et ce alors que sa société était en liquidation judiciaire…

Alain Barbier part à l’offensive et dépose plainte le 3 avril dernier auprès du procureur de la République de Versailles contre l’ACNOA pour tentative d’escroquerie au jugement.

« L’ACNOA ose prétendre avoir réglé ce qu’elle devait à la société Pixcom CMC et à M. Barbier – ce qui est mensonger –, mais elle est allée jusqu’à exiger le remboursement desdites sommes – pourtant non réglées – en alléguant de prétendues fautes contractuelles imputables à la société Pixcom CMC et/ou à M. Barbier », écrit notamment dans la plainte, son avocat.

Décidément, Berraf n’a vraiment pas de chance. Alors que 38 Fédérations Algériennes ne lui reconnaissent toujours pas la qualité de Président du COA, voilà que c’est au niveau de l’Afrique et plus exactement au sein de l’ACNOA, où il occupe le poste de Président par intérim, que sa gestion commence à provoquer des vagues…

En date du 28 Mars 2018, Mr Berraf a été destinataire d’un email, au même titre que l’ensemble des membres de l’Association, un courrier adressé par l’ancien Directeur Administratif et Financier de l’ACNOA, Sakouma Philémon.

Ce dernier avait été écarté de son poste par Berraf et ce dès sa prise de fonction de l’intérim de la direction de l’instance Africaine…

Dans cette lettre, Sakouma, traite Berraf de  » menteur, de tricheur, d’hypocrite et de malhonnête et l’accuse d’être de mauvaise foi, d’utiliser des moyens abjects et dégoutants pour garder le pouvoir, d’avoir voulu manipuler le TAS de Lausanne et de ne pas avoir le moindre brin d’honneur. » Des propos durs et violents, qui n’engagent, évidement que Sakouma Philémon. Celui-ci, affirme enfin » se réserver le droit de saisir les tribunaux afin de laver mon honneur. »

De son côté Mr Philémon Sakouma affirme :  » Berraf pense qu’en achetant les consciences (don de tablettes, de téléphones portables…) à des responsables des CNO, il parviendra à ses fins. »

L’Avocat Suisse de l’ancien directeur administratif et financier de l’ACNOA a informé Berraf qu’il sera poursuivi en justice, en cas de nouvelles déclarations diffamatoires à l’encontre de son client.

Celui-ci vient d’envoyer une nouvelle lettre à des membres de l’assemblée Générale de l’ACNOA, en les informant, de la démarche de son avocat Me François Carrard.

Philémon Sakouma accuse Berraf, avec des mots très durs « d’être le fossoyeur du Mouvement Sportif Africain et de comploter contre tout le monde » !

En attendant que le Tribunal Arbitral du Sport à Lausanne, tranche dans l’affaire de la suspension provisoire de l’ex Président de l’ACNOA Lassana Palenfo et de son malheureux adversaire Hamad Kalkaba Malboum à l’élection à la tête de cette association, la sérénité n’est pas prête de régner au sein de l’Instance suprême de l’olympisme Africain. Un peu comme au COA…

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