Il y a tout juste 10 années, le président Abdelaziz Bouteflika avait décidé de lancer le projet parc  »Parc Dounia’’.

Ce projet d’aménagement du parc des Grands Vents de la wilaya d’Alger devait être réalisé sur une : « La superficie globale des biens immobiliers et/ou droits réels immobiliers servant d’emprise à la réalisation de l’opération relative à l’aménagement du parc des Grands Vents est de mille cinquante-neuf (1.059) hectares situés sur le territoire de la wilaya d’Alger« , comme le stipule le décret 12-168 du 11 avril 2012, publié au Journal officiel n°22.

Le Conseil national de l’investissement, le 15 juillet 2007, lors de sa 33e session, a donné son accord pour le projet de protocole d’accord concernant le développement du site Parc des Grands-Vents à Alger par la société d’investissement Emirates International Investment Company (EIIC), appartenant à la famille royale émiratie.

Le groupe émirati devait investir 5 milliards de dollars avec un délai de mise en oeuvre de cinq ans à partir de 2008. Après de longues négociations, la convention d’investissements portant sur la réalisation de ce parc de loisirs a été signée en mars 2011 par l’Agence nationale de développement de l’investissement (ANDI) et le groupe émirati EIIC.

Mais à aujourd’hui rien n’a été entrepris et le site reste plus ou moins à l’abandon…

Plusieurs raisons avaient alors été avancées, la société basée aux émirats arabes unis avait subi de plein fouet la crise financière qui a engendrée des problèmes internes au sein de la direction du groupe et aggraver la situation économique de l’entreprise.

On se rappelle, d’autre part, les déclarations du ministre algérien de l’Aménagement du Territoire et du Tourisme, Abdelouahab Nouri, qui avait déploré publiquement que 64 hectares du Dounia Parc d’Alger avaient été attribués illégalement et clandestinement et que sur un total de 96 attributions, 40 concerneraient des fast-foods ou des restaurants…

L’intervention du Premier Ministre de l’époque, Mr Abdelmalek Sellal, est venue contredire les déclarations de son Ministre en niant l’existence d’une « affaire Dounia Parc »…

Il y a eu une « erreur dans la manière d’identifier la catégorie juridique à laquelle appartient Dounia Parc  » avait indiqué L’ex Premier Ministre Sellal.

Dounia Parc est aujourd’hui le symbole d’un immense gâchis et il attise l’appétit de grands promoteurs immobiliers qui veulent le transformer en une simple affaire immobilière…

Le groupe Emirates International Investment Co (EIIC) et sa filiale algérienne Société des Parcs d’Alger (SPA) ont saisi, ce 5 avril 2018, le Centre International pour le Règlement des Différends relatifs aux investissements (CIRDI), dépendant de la Banque Mondiale.

Cette demande d’arbitrage enregistrée par le secrétariat général du CIRDI vise l’Agence Nationale de Développement et de l’Investissement (ANDI) et le Ministère de la Justice !

Le groupe EIIC s’est appuyé devant le CIRDI par le cabinet King and Spadling alors que l’Algérie n’a pas encore désigné de cabinet.

Que va révéler enfin la partie Emiratie sur ce nouveau gâchis ?