La récupération des déchets et le recyclage offrent de véritables opportunités pour créer des emplois et des richesses en Algérie. C’est du moins ce que constate le très sérieux cabinet Oxford Business Groupe (OBG), un cabinet de conseil et d’intelligence économique basé à Londres. 

 

« Le marché potentiel du recyclage en Algérie, qui produit 16 millions de tonnes de déchets par an, a été estimé à plus de 500 millions de dollars, selon les chiffres du secteur, ce qui montre bien qu’une gestion et une récupération insuffisante des déchets représentent non seulement des risques sanitaires mais également des occasions manquées », relève un  rapport réalisé par OBG selon lequel plus de 7 millions de tonnes sont récupérables ou recyclables dans notre pays.

L’enlèvement, le transport et le traitement des déchets, tout comme le recyclage, sont considérés comme des secteurs présentant un fort potentiel de création d’emploi et d’investissement. OBG conseille vivement aux autorités algériennes d’accélérer leurs investissements dans l’industrie de récupération des déchets.

Pour l’heure, l’Etat algérien a dessiné une stratégie environnementale qui sera mise en place par le gouvernement à l’horizon 2035. Il s’agit d’un plan qui s’appuie déjà sur deux projets phares destinés à répondre aux préoccupations rencontrées dans les zones urbaines : le Programme national de gestion des déchets solides municipaux (PROGDEM) et le Plan national de gestion des déchets spéciaux (PNAGDES).

Avec ces plans, l’Algérie espère pouvoir gérer les quantités de déchets qui seront produits et jetés par les Algériens dans un avenir proche. Il est enfin envisagé de déléguer à des entreprises privées la gestion et ramassage des ordures ménagères.