C’est une véritable énigme et personne n’a pu la résoudre jusqu’à aujourd’hui. Depuis le 23 janvier 2014, la famille Taouche est totalement déboussolée et accablée. Yamna Taouche âgée à l’époque de 78 ans a disparu mystérieusement du pavillon des urgences de l’hôpital  Lamine Debaghine (ex: Hôpital Maillot) de Bab El-Oued. 

Et jusqu’à ce jour, cette personne âgée n’a toujours pas été retrouvée ! Et pourtant, le 23 janvier 2014, cette personne fragile a été bel et bien admise au services des urgences de ce grand hôpital algérois. Victime d’une maladie chronique, une insuffisance chronique sévère, les médecins et responsables des urgences de l’hôpital de Bab El-Oued ont juré que la vieille femme a quitté de son plein gré les urgences à… 2 H 00 du matin !

Un récit auquel la famille de la victime n’accorde aucune crédibilité. Comment une femme aussi âgée peut-elle s’aventurer toute seule dans la rue par une nuit hivernale froide et pluvieuse ? Et pourquoi les responsables des urgences de l’ex-hôpital Maillot ont autorisé la nuit le départ d’une femme malade aussi fragile ? La famille Taouche n’a jamais obtenu des réponses à ces questions qui demeurent en suspens après 4 années de recherches.

Cette famille infortunée a frappé à toutes les portes comme le démontrent les documents en notre possession. Commissariats de police, les autres hôpitaux de la capitale, les morgues, les maisons de vieillesse, etc., les parents de Yamna Taouche ont été contraints de déposer plainte auprès du tribunal de Bab El-Oued. Ils ont également saisi par écrit le ministère de la Santé, la direction de la santé publique de la wilaya d’Alger ainsi que des instances judiciaires.

Aucune enquête ne fut, pour autant, diligentée pour éclaircir ce mystère et situer les responsabilités de cette disparition. Les versions des faits les plus contradictoires parviennent à la famille de Yamna Taouche. Certains responsables du CHU de Bab El-Oued affirment qu’elle avait été hospitalisée au service psychiatrie avant d’être relâchée parce qu’elle disposait de toutes ses forces mentales, d’autres assurent qu’elle a été “retournée” aux urgences.

Le flou total subsiste sur cette affaire. Et personne ne veut dire la vérité à la famille Taouche. Celle-ci poursuit encore et toujours son combat. Mais comment peut-on se montrer aussi méprisant à l’égard de toute une famille désespérée et attristée par la disparition de sa mère âgée de 78 ans ?