Le ministre de la Santé était tout heureux d’annoncer que son département a satisfait toutes les revendications des médecins résidents. Tout le monde s’attendait donc à une reprise du travail dès aujourd’hui à l’issue des assemblées générales organisées par les grévistes dans les hôpitaux.

Mais aux dernières nouvelles, les médecins résidents ne semblent pas être emballés par les annonces du département de Mokhtar Hasbellaoui.

Selon des membres du CAMRA (Collectif autonome des médecins résidents algériens) que nous avons contacté, le ministère de la Santé n’a rien « donné de concret ». Il ne s’agit que des lois qui existent déjà, indique un délégué des médecins résidents. Cette impasse contraint la majorité de résidents, notamment à Alger et Oran, à décider unanimement de reconduire le mouvement de grève entamé depuis 5 mois. « Nous voulons du concret. Des délais d’exécution, par exemple », précise un médecin résident.

Lors de la rencontre de dimanche dernier, le ministère de la Santé a annoncé une révision du statut des médecins résidents, la réduction des délais du service civil et l’établissement d’une prime de zone. Mais ce sont là en gros des dispositions qui existent déjà dans la loi, mais rarement appliquées.

Saïd Sadia