Dans leurs échanges commerciaux avec l’Algérie, les espagnols ont perdu 11% de leur balance commerciale avec l’Algérie.

En visite en Algérie en compagnie du Président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, les officiels espagnols l’ont dit publiquement. « L’Espagne ne considère pas le déficit commercial (…) avec l’Algérie comme un problème, nous considérons comme un problème les restrictions posées par le pays aux importations de certains produits qui affectent sensiblement les exportations » espagnoles, a lancé la secrétaire d’Etat espagnole au commerce extérieur, María Luisa Poncela, lors d’une allocution prononcée à l’occasion de la tenue du forum d’affaires algéro-espagnol.

En référence aux licences d’importation imposées par l’Algérie sur certains produits,  la ministre espagnole a laissé entendre que « L’Algérie devrait réviser la réglementation qui régit les investissements   étrangers en Algérie pour les stimuler ». Elle a estimé que l’investissement étranger est « vital pour renforcer le tissu   entrepreneurial algérien ».

Dans sa réponse, Ahmed Ouyahia a reconnu les difficultés que cela pouvait poser aux espagnols. Mais il a précisé que cela est « conjoncturel ». « Nous savons que ces mesures pèseront transitoirement sur les exportations de nos fournisseurs traditionnels, et nous espérons leur compréhension », a souligné le Premier ministre. « Je me dois de vous dire que l’Algérie traverse une période difficile financièrement du fait de la chute des prix des hydrocarbures qui ont gravement affecté sa balance des paiements » a-t-il expliqué.

Les Espagnols se plaignent notamment des interdiction d’importations des matériaux de construction, notamment la céramique.

Saïd Sadia